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    AQUAE FLAVIANAE حمام الصالحين خنشلة

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    AQUAE FLAVIANAE حمام الصالحين خنشلة

    مُساهمة من طرف Admin في الأحد أكتوبر 12, 2014 5:51 am



    AQUAE FLAVIANAE
    I) Datation
    Ainsi que son nom l’indique, cette installation thermale remonte probablement aux empereurs flaviens, ce que paraît confirmer une dédicace de 76 à Vespasien et Titus (n° 84). Plusieurs inscriptions attestent sa fréquentation au cours du IIe siècle et à l’époque sévérienne. Elle est restaurée en 208 par un corps de soldats (n° 89) et c’est sans doute sous Élagabal qu’est construit un temple aux Nymphes (Albertini). Une dédicace au numen des nymphes et au dieu Draco paraît dater de la seconde moitié du IIIe siècle au plus tôt (n° 81). Différentes traces de remaniements sont visibles sur le site. L’établissement a été remis en eau après son dégagement (Fontaine-Chaude) et est devenu, de nos jours, un centre animé (Aïn El Hammam).
    II) Typologie
    Il s’agit d’un établissement balnéaire lié à l’exploitation de sources thermales, captées pour desservir le bâtiment : dans l’état actuel du dégagement, il occupe plus de 1 200 m2.
    III) Installations
    Un captage se trouve à 300 m des thermes. Une chambre voûtée rassemble des eaux à 70° provenant les unes d’une source jaillissant à cet endroit, les autres, ferrugineuses, de l’Est, d’un endroit non identifié. De l’eau froide, arrivant d’une autre source, ou, plutôt, prise directement dans l’oued voisin (Birebent), était également acheminée vers les bains. D’après la description de S. Gsell et H. Graillot, les différentes piscines étaient ainsi alimentées en une eau soit chaude, soit froide, soit encore tiède, cette dernière solution étant obtenue par la convergence des deux types de captage.
    L’essentiel des installations balnéaires est constitué par des piscines, principalement deux vastes bassins. Le premier, rectangulaire (1 : 13,80 × 10,05 m, pour une profondeur d’1,45 m), était très probablement découvert (D. Krencker envisage sa couverture sans argument précis). En revanche, ses deux longs côtés étaient flanqués de portiques dont le couvrement, coffré sur tubes, retombait sur cinq piliers. Le mur Nord présente trois renfoncements : la niche centrale contenait les statues d’Hygie et d’Esculape, dédiées en 193-196 (n° 88). Le second bassin, circulaire (2 : environ 8 m de diamètre ; 1,45 m de profondeur) était couvert d’une coupole, également coffrée sur tubes. Il est complété par quatre piscines annexes, logées dans l’épaisseur du mur.
    16Outre le secteur des entrées, ces grandes salles étaient pourvues de locaux annexes. Au Nord, une pièce commande une petite piscine, 3, dont le mode d’alimentation reste inconnu. À cet ensemble sont juxtaposées trois pièces disposées en enfilade : la plus occidentale, 4, présente la particularité d’être dotée d’un hypocauste et d’une double-cloison au Nord et au Sud. Le chauffage de ce local, de dimensions modestes, aurait été obtenu grâce à la chaleur produite au débouché d’une conduite d’eau chaude. Le bassin qui le flanque au Nord paraît avoir été un réservoir et non un alveus (Gsell, Monuments antiques, I, p. 238, note 3).
    À l’Est, tout un ensemble de locaux semble avoir été rajouté lors d’une extension de l’établissement. Trois salles y commandent quatre piscines. Nous ne connaissons le mode d’alimentation que de l’une d’entre elles, 5, qui était fournie en eau chaude, alors qu’un petit bassin latéral, 6, recevait quant à lui de l’eau froide.
    L’essentiel des opérations consistait donc en bains, mais il est peut-être possible de différencier la nature de ceux-ci. On remarquera d’abord que si les salles annexes devaient abriter des vestiaires, on peut aussi tenter d’y rechercher des lieux où les baigneurs pouvaient se nettoyer avant de se plonger dans les piscines collectives. Telle était sans doute la fonction du local 4, le seul qui soit sur hypocauste. On peut également se demander si l’ensemble 5-6, composé d’une piscine chaude et d’un petit bassin froid ne constituait pas aussi un lieu où les baigneurs se décrassaient. Les quatre autres bassins de taille moyenne, alimentés d’une manière inconnue, paraissent en revanche avoir essentiellement permis de démultiplier les capacités des grandes piscines.
    Ces dernières semblent elles-mêmes avoir assumé des fonctions différentes. Elles sont toutes deux alimentées par des conduites qui permettent de mélanger eaux chaude et froide : nous ignorons donc la température qui était choisie pour le liquide déversé dans chacun de ces deux bassins. On peut cependant supposer que cette dernière était moindre en 1, à ciel ouvert, qu’en 2, couvert par une coupole. Sans aller jusqu’à parler, comme J. Birebent, d’un véritable tepidarium juxtaposé à un caldarium, on peut donc penser que ces thermes, caractérisés avant tout par des immersions dans des eaux thermales, comportaient cependant un mode d’utilisation impliquant une progression dans le degré de chaleur évoquant celle des thermes classiques.
    Bibliographie
    A. Poulle, Inscriptions diverses de la Numidie et de la Maurétanie sitifienne, dans RSC, 24, 1886-1887, p. 190-196 ; S. Gsell, H. Graillot, Explorations archéologiques dans le département de Constantine (Algérie). Ruines romaines du nord de l’Aurès, dans MÉFR, 13, 1893, p. 507-517 ; Gsell, Monuments antiques, I, p. 236-239 ; Krencker, Trierer Kaiserthermen, p. 233-235 ; E. Albertini, BAC, 1928-1929, p. 93-94 ; L. Leschi, BAC, 1936-1937, p. 110-111 ; M. Leglay, BAC, 1955-1956, p. 49-50 ; J. Birebent, Aquae romanae, recherches d’hydraulique dans l’est algérien, Alger, 1964, p. 237-243.

      الوقت/التاريخ الآن هو الثلاثاء أكتوبر 24, 2017 9:31 am