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    Que connaissons nous du Maghreb préhistorique ?

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    تاريخ التسجيل : 18/11/2009

    Que connaissons nous du Maghreb préhistorique ?

    مُساهمة من طرف Admin في الأربعاء مايو 23, 2012 2:18 pm





    Le Maghreb abonde en sites préhistoriques: grottes, dolmens, menhirs, gravures rupestres... attestant que

    cette zone du monde n' a cessée d' etre occupée par l' homme tout au long de la pré-histoire et pourrait bien eclairer l' histoire de l' humanité toute entière.

    Début de l' occupation humaine : il y a 1.8 millions d' année !

    des découvertes témoignent de la présence de l'Homo erectus, désigné également sous le nom d'archanthropien, contemporain des derniers australopithèques.

    les premiers humains occupèrent le Maghreb plus tôt qu’on ne le pensait, soit vers 1,8 Million d’années ; c'est-à-dire au même moment que certains sites d’Afrique orientale tels que Olduvai (Tanzanie) et Koobi Fora (Kenya). Ces premiers humains s’installèrent dans des plaines alluviales, aux abords de rivières et de points d’eau en compagnie d’animaux de type savane. De plus les travaux actuels continuent de livrer de nouvelles localités archéologiquement diversifiées.

    L'homme qui succède ensuite à Erectus au Maghreb avait, avec des différences sur lesquelles les spécialistes débattent encore, à peu près les mêmes caractères morphologiques que celui dit de Néanderthal en europe.


    Un environnement très différent d'aujourd'hui:

    A la fin du paléolithique, le paysage du Maghreb était proche de celui de l'Europe actuelle avec une forêt giboyeuse et des rivières au cours d'eau pérenne, coulant jusqu'aux confins du Sahara qui connut alors un climat de type tropical. Les paysages que les hommes du paléolithique avaient sous les yeux différaient de ceux que nous connaissons : l'aspect des reliefs et la configuration de la côte n'étaient pas tout à fait les mêmes qu'aujourd'hui ; le climat était chaud et humide et la faune, dont les fossiles attestent l'existence, le type ( Tchadozambienne) ; on y trouvait éléphants, rhinocéros, hippopotames, lions, girafes, autruches et antilopes.

    Les plus anciennes cultures du Maghreb:

    Le Maghreb a connu comme en europe une phase Moustérienne:
    De nouvelles informations sont désormais disponibles en Tunisie centrale, dans l'Algérois littoral, au Maroc oriental et occidental. Il s’installe désormais au Maghreb une phase moustérienne à éclats dominants et lames, qui n'avait été que soupçonnée. Son antériorité par rapport à l'Atérien est stratigraphiquement attestée.
    le Maghreb se caractérise ensuite par le développement d'une culture propre désignée sous le nom d'Atérien, du site éponyme de Bir EI Ater au sud de Tébessa, où la présence humaine a pu être datée de 30 000 ans.
    L’Atérien conserve l’image d’une civilisation au très large rayonnement africain (de la mer Rouge à l'Atlantique, de la Méditerranée au Tchad) et livre un substrat à partir duquel émergent de nouvelles réalités préhistoriques diversifiées.

    Entre Atérien et ibéromaurien , une culture inconnue: Faits nouveaux, certains gisements livrent des industries non ibéromaurusiennes succédant en stratigraphie à l’Atérien et dont l’attribution culturelle n’est pas encore définie.


    La culture ibéromaurusienne répandue le long de la rive méridionale de la Méditerranée , depuis le 20ème millénaire s'est étendue jusqu'aux contreforts de l’Atlas saharien. Plus qu'à travers son cadre chronologique désormais établi, ce sont ses attributs culturels les plus inattendus qui la font percevoir autrement. Au premier rang se place l'Art, avec ses manifestations esthétiques d'emblée exemplaires. Des figurines en argile modelée et cuite coexistent au cœur d'un habitat sous abri à Afalou Bou Rhummel. Ce lieu de séjour de petites communautés de chasseurs de mouflons devint une nécropole qui sut accueillir autour d'illustres personnages inhumés avec leurs attributs de prestige, quantité d'autres chasseurs, de leurs compagnes et de leurs enfants. Tout comme Taforalt et Columnata qui connurent au cours de la même période un retentissement de même importance. On doit à ce patrimoine Ibéromaurusien bien conservé en grotte, la preuve d'une installation tellienne de longue durée ayant pérennisé des comportements cultuels symboliques et installant de nouveaux comportements sociétaux au Maghreb. L’affirmation d’une certaine territorialisation en est ainsi induite. Faut-il ajouter que les restes anthropologiques de l’Homme de Mechta-Afalou s’élevant maintenant à près de 500 sujets, constituent les collections d’Hommes fossiles qui se tiennent parmi les plus nombreuses au monde.


    L'homme dit dé Mechta AI Arbi, porteur de cette culture improprement appelée ibéromaurusienne (car la navigation par le Détroit de Gibraltar ne put être pratiquée qu'à l'époque antique) attestée par les fouilles de Claude Brahimi, fut progressivement supplanté vers 7000 avant J.C.
    En effet durant l'Holocène la culture capsienne s’installe au Maghreb oriental. Cette culture gagne les Hauts-Plateaux et les zones atlasiques. Son territoire qui s'étend jusqu'au Sersou à l'ouest algérien, est encore mal connu plus à l'ouest de cette zone. C'est dans le Constantinois et surtout en Tunisie centrale que se répandent des communautés de chasseurs de l'antilope bubale, consommateurs de gastéropodes terrestres et fins connaisseurs des saveurs de l’œuf d'autruche. , par les Capsiens d'après le nom du site de Gafsa en Tunisie, dont la culture connue jusque vers 4500-4000 s'étendit sur les Hauts-Plateaux de la Tunisie et l'Algérie centrale et orientale. lnstallés à l'intérieur du pays, les capsiens ont laissé des traces caractéristiques parfaitement visibles : d'importantes quantités d'escargots pris dans une couche de cendre (escargotière). Les escargotières ou « rammdyat » dans la région des Hauts-Plateaux de l'Algérie centrale et orientale sont des monticules brillants au soleil de l'éclat de ses grosses coquilles vides d'escargots blancs.


    Aujourd'hui on peut retracer dans cette zone les contours d’une société pastorale, brillante et heureuse, maîtrisant paysages et rythmes, déplaçant des habitats complexes au gré des besoins du troupeaux et réalisant un art exprimant un quotidien dense, ainsi que des mythologies, dont il faut s’attacher à saisir un peu le sens, car il s’agit des cosmogonies et des visions du monde de ces sociétés d'avant la désertification actuelle.

    A la faveur de conditions climatiques humides qui ne se maintinrent pas très longtemps au Sahara, il est admis et démontré que la néolithisation débute avec l’Holocène sans que l’on sache avec précision sur quel(s) substrat(s) s’est effectué cette transformation radicale mettant en place des sociétés pastorales maîtrisant la domestication (dont bovidés) , la confection de larges vases céramiques et la représentation en de grandioses œuvres rupestres.

    L' hypothèse lka plus vraisembable est que cette société pastorale brillante soit issue de la culture et traditions capsienne.

    Les révisions récentes du Néolithique atlasique de tradition Capsienne portent sur l'interprétation anthropologique des contextes archéologiques. Statut et comportements sont précisés, à partir d’objets de prestige, façonnés avec maîtrise dans des matériaux rares et exogènes, obtenus par échanges (haches et herminettes). Ces premiers actes d’échanges suggèrent l’émergence d’une société composée de colporteurs et de spécialistes. Enfin cette réévaluation prend en compte les manifestations artistiques gravées, peintes ou sculptées. Une expression identitaire de pasteur a pu être reconnue et individualisée, elle véhicule l’idée d’un pastoralisme qui se répand alors dans les régions montagneuses et karstiques de l'Algérie orientale, gagnant même les massifs présahariens occidentaux, où un culte du bélier se serait installé.

    Le mégalithisme maghrébin lié au néolithisme

    Les différentes recherches n’appréhendaient cette période qu’au travers de son mégalithisme funéraire, qui résulterait à la fois d’une maturation locale et d’influences extérieures. L’étude de la période a souvent été dissociée des autres éléments archéologiques évocateurs d’un quotidien, présent dans l’habitat et l’art rupestre. Faute de datations suffisamment nombreuses et de séries de mobilier de référence, la question chronologique reste encore imprécise bien que les études en cours montrent que la connaissance est en train d’évoluer et que le mégalithisme maghrébin apparaît comme plus ancien qu’on ne le pensait ; les datations obtenues dans le Sahara central (Hoggar, Tassili, Aïr, Fezzan) permettent d’ores et déjà de situer ses débuts au Néolithique.
    L’analyse spatiale des monuments funéraires permet aujourd’hui de proposer une géographie protohistorique. L’étude des relations de ces monuments avec les cultures matérielles et l’art rupestre vont constituer pour l’avenir une voie de recherche prometteuse. On ne dispose que de peu de données anthropologiques sur les inhumations et sur les rites funéraires. Il paraît également nécessaire de préciser la terminologie et la typologie des différentes architectures funéraires. Le problème des constructions dites cultuelles demeure entier. Toutes ces questions méritent un large débat pour une meilleure connaissance du peuplement maghrébin de la fin des temps néolithiques.

    De son côté, l’art rupestre qui a entamé dès la fin du Bovidien un processus de schématisation des représentations et qui ira s’accentuant dans les phases caballine et cameline, semble voué à produire des signes et des symboles que l’on trouvent dans l’écriture libyque et dans les motifs de l’art traditionnel berbère.

    ***

    Note personelle: Désolé si le sujet est un peu austère ou technique mais c'ets une base essentielle de connaissances pour pouvoir poistionner d' abord et traiter ensuite des cas archéologiques tres intéressant du du tassili , de Hoggar , et de sites megalithiques de cette zone, de l'origine des berbères , etc....

    Les points clés a retenir en résumé :

    une presence de l' homme attestée dès 1.8 million d'année avant notre ère. Habilis , Erectus , Néanderthal et sapiens sapiens ont frequentés le magrheb pré-historique.
    un environnement et climat proche de celui que connait l'europe aujourd'hui. Il n' y avait pas de desert
    Une phase Mousterienne comme en Europe
    Une "civilisation" très importante en Afrique autour de 30 000 ans qui rayonne sur une vaste zone de la mer rouge à l' atlantique: Les Atériens
    des cultures très anciennes: culture ibéromaurusienne + 1 culture inconnue , supplantée à partir de - 7000 par la culture capsienne, qui lance le pastoralisme et la phase néolithique de cette zone
    Un pastoralisme brillant et riche artistiquement (avec notaement les peintures rupestres)
    Un Megalithisme plus complexe et plus ancien qu'on ne l'imaginait qui aurait débuté dès le néolithique dans cette zone.
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    رد: Que connaissons nous du Maghreb préhistorique ?

    مُساهمة من طرف Admin في الأربعاء مايو 23, 2012 2:41 pm

    موضوع مختصر ومهم عن العصور الحجرية ...


    http://www.systerofnight.net/religion/html/prehistoire.html

      الوقت/التاريخ الآن هو الأحد فبراير 25, 2018 1:53 pm