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    Ecologie dans l'Antiquité romaine

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    Ecologie dans l'Antiquité romaine

    مُساهمة من طرف Admin في الجمعة أبريل 13, 2012 10:39 am

    Ecologie dans l'Antiquité romaine, par Frontinus.
    Article histoire ancienne
    Essai sur l’écologie dans la Rome antique, à travers les œuvres de Fontinus et les codes juridiques.


    Résumé : 1- Protéger l’environnement et gérer l’approvisionnement en eau dans l’empire romain. 2- Les aqueducs dans la Rome antique. 3- Principaux aqueducs et gestion de l’eau à Rome. 4- Les magistrats chargés de la gestion de l’eau. 5- Le rôle de l’œuvre de Julius Frontinus De aquaductu Urbis Romae dans la connaissance de la gestion des eaux et la lutte contre les abus.

    Dans la problématique de la protection juridique de l’environnement naturel, sujet d’actualité par la prise de conscience de l’impact de l’activité humaine, l’économie hydrique revêt une importance fondamentale dans les sociétés d’aujourd’hui, confrontées aux catastrophes naturelles, et dont les causes ont été ignorées et négligées jusqu’ici.
    De nos jours, les législations nationales et le droit international s’en préoccupent beaucoup. Le protocole de Kyoto a sonné l’alerte quant aux conséquences du réchauffement climatique sur les activités et les conditions de vie des Hommes. Le traité de Rome de 1957, instituant la CEE, y consacrait déjà quelques articles dans le titre XIX sur « L’Environnement naturel ». J’ignore si cette préoccupation est mentionnée dans les traités et conventions de l’Union Africaine, ou dans les autres organismes de la sous-région (CEMAC, CEEAC, etc.). La CEE avait déjà énuméré cette préoccupation écologique à l’article 174, qui mentionnait « une exploitation attentive et rationnelle des ressources naturelles » et « la promotion au niveau international des moyens ayant pour but la solution des problèmes régionaux et mondiaux de l’environnement naturel », tandis que l’article 175, en énumérant les compétences du Conseil européen, rappelle « l’administration quantitative des ressources hydriques, influant directement ou indirectement sur l’accessibilité des ces ressources ».
    D’autres documents de l’Union européenne, on affronte souvent également le problème de la protection des eaux et de l’environnement selon une vue d’ensemble des actions développées en faveur de l’environnement. Preuve en est le « traité sur l’accès à l’Union européenne » (signé le 16 avril 2003 à Athènes)1.
    L’économie hydrique et l’apprivoisement en eau occupent-ils une place importante dans la législation des pays de la CEMAC ou de l’UA ? La question reste entière. Ce qui est dommage c’est que les pays africains n’ont pas encore intégré les notions d’écologie dans les mœurs, alors que les anciens de Rome ou encore du monde antique romain, même sans utiliser le terme ut supra dixi, possédaient les gestes qui le témoignent.
    (à chercher dans la législation gabonaise de l’économie hydrique)
    Les règles modernes de l’économie hydrique sont, dans une certaine mesure analogue aux normes et à la pratique qui étaient en vigueur dans l’Antiquité.
    Pour les Romains, les aqueducs n’étaient pas moins importants que les routes. Bien sûr, l’eau était destinée à l’usage des citoyens dans leur vie privée, mais elle revêtait aussi une extraordinaire importance dans la vie publique. On ne peut s’imaginer une ville romaine sans fontaines, ni bains publics (caractérisant le besoin en otium dans Romains) et une eau de bonne qualité fournie à la population. Cela posait un sérieux problème au niveau de la quantité et de la qualité de l’eau. Les Romains l’on résolu en construisant, à partir du 4ème siècle avant J.-C., des aqueducs. L’histoire de la construction des aqueducs a été contée par Sextus Julius Frontinus, nommé curator aquarum en l’an 97 par le divin Nerva2.
    Selon Frontinus, pendant 441 années après la fondation de Rome (c’est-à-dire jusqu’en l’an 312 av. J.-C.), les romains se contentèrent de l’eau qu’ils puisaient au Tibre, aux puits et aux sources. Aujourd’hui, viennent se déverser dans la Ville les eaux de l’Appia de l’Anio Vetus, de la Marcia, de la Tepula, de la Julia, de la Virgo, de l’Asietina (qu’on appelle aussi Augusta), de la Claudia, de l’Anio Novus3. Les aqueducs mentionnés furent construits de l’an 312 av. J.-C. jusqu’en 52 apr. J.-C. Après cette date, on construisit encore deux aqueducs : l’Aqua Traiana (en 109) et l’Aqua Alexandriana (en 220).
    Dans la littérature romaine, l’œuvre de frontin occupe une place particulière. Pendant un an, il occupa la fonction de curator aquarum qu’il abandonna en 98, ayant été élu consul. La date du commencement de ses fonctions dans la charge de curateur est discutée.
    Dans les premiers mots de son œuvre, Frontin souligne qu’un magistrat doit commencer son service en s’efforçant de bien connaître l’étendue de sa fonction. Il conçoit son œuvre comme une instruction utile à ses successeurs4.
    Le mot aquaductus (écrit en un seul mot) apparaît seulement une fois dans le titre de l’œuvre de Frontin (De aquaductu Urbis Romae), et une fois écrit séparément5.
    1 Cf. annexe XII, où l’on rappelle les directives du Conseil de l’Union sur la qualité des eaux.

    2 Cf. la littérature : E. B. VAN DEMAN, The Building of Roman Aquaducts, Washington 1934 ; Th. ASHBY, The Aquaducts of Ancient Rome, Oxford, 1935; G. LUGLI, Monumenti antichi di Roma e suburbia, vol. 2, Le grandi opera pubbliche, Roma, 1934; Frontin, Les Aqueducs de la vile de Rome, texte établi, traduit et commenté par P. GRIMAL, Paris, 1944.

    3 Frontinus, De aquaductu urbias Romae, V.

    4 Frontinus, I-II.

    5 Frontinus, V.3.

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