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    textes sur l'Atlantide

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    textes sur l'Atlantide

    مُساهمة من طرف Admin في الأربعاء فبراير 08, 2012 12:20 pm

    Les textes sur l'Atlantide :




    Platon est l'inventeur du mythe de l'Atlantide.
    Cependant , bien qu'il soit le 1er à avoir parlé longuement de ce pays imaginaire (essentiellement pour pouvoir décrire la société idéale selon lui), d'autres auteurs grecs avaient parlé des Atlantes bien avant lui. Le plus éminent des auteurs, auxquels nous devons des renseignements précis sur les peuples anciens, est l'historien grec Hérodote (-484 /-420), surnommé à juste titre: "Le Père de l'Histoire".
    Il se rendit lui même sur le terrain, en Egypte, et remonta le Nil très en amont de son delta. Au contact des commerçants grecs de Cyrène et d'Egypte il récolta un grand nombre de renseignements sur les peuplades du Sahara et fut le premier à parler des Atlantes.
    Parmi les peuples de Libye (Afrique du nord), il cite (en partant du delta du Nil et en longeant la Méditerranée vers l'ouest) :

    -Les Adyrmachides,
    -Les Giligames,
    -Les Nasamons,
    -Les Asbytes,
    -Les Psylles,
    -Les Maces,
    -Les Guidames,
    -Les Lotophages ,
    -Les Machlyes, Auses et Zauèces du lac Tritonis (Chott Djerid en Tunisie).
    Ces deux derniers peuples semblent correspondre aux Amazones de Diodore de Sicile.

    Au sud des peuples de la côte, était selon ses propres termes, "la Lybie des bêtes sauvages", où une élévation sablonneuse s'étendait de Thèbes en Egypte jusqu'aux colonnes d'Héraklès (détroit de Gibraltar).
    Il situait à dix jours de Thèbes, les Ammoniens et l'Oasis d'Augila (l'actuelle Audjila), puis à dix jours encore les Garamantes situés quand à eux à trente jours de marche des Lotophages.
    Cette position géographique correspond à la ville de Garama alors capitale des Garamantes, connue aujourd'hui sous le nom de Djerma en Lybie, au Sud de l'actuelle Tripoli.

    A dix jours des Garamantes, il présente les Atarantes et à dix jours encore, il situait les Atlantes "qui habitent l'Atlas" :
    " Cette montagne est étroite et ronde de tous cotés et si haute, dit-on, qu'il est impossible d'en voir les sommets, car les nuages ne s'en écartent jamais, ni pendant l'été ni pendant l'hiver. Les gens du pays disent qu'elle est la colonne du ciel. C'est à cette montagne que les hommes doivent leur nom, car ils s'appellent Atlantes..."
    "Ils ne mangent aucune créature vivante et ne font jamais de rêves".

    Pausanias de Sparte (2s. ap. Jc) parle aussi de ces Atlantes :

    "Nous connaissons d'autres Éthiopiens voisins des Maures et dont le pays s'étend jusqu'à celui des Nasamons. Ces Nasamons, qui connaissent, disent-ils, les mesures de la terre, donnent le nom de Loxites aux peuples nommés Atlantes par Hérodote, et qui habitent les extrémités de la Libye vers le mont Atlas ; ils ne sèment rien et vivent de raisins sauvages."

    Le périple d'Hannon cite ces mêmes Atlantes Loxites :

    "... Continuant notre chemin, nous arrivâmes à la large rivière Lixus, qui vient de Libye et au-delà de laquelle des nomades appelés Lixites font paître leurs troupeaux. Nous restâmes un certain temps avec eux et ils devinrent nos amis.
    Dans l'arrière-pays infesté de bêtes sauvages et hérissé de grandes montagnes, vivaient des Ethiopiens inhospitaliers. Ils disent que le Lixos coule de cette région et qu'au milieu de ces montagnes habitent des troglodytes, d'allure étrange, qui, d'après les récits des Lixites, peuvent courir plus vite que les chevaux..."

    En ce qui concerne le fleuve Lixos, Eratosthène (cité par Strabon) et Pomponius Mela disent qu'il donna son nom à la ville de Lixus. Il pourrait s'agir de Llegh sur l'actuel fleuve Ghâs Massa au sud d'Agadir, ou plutôt de Lixus (Lksh en phénicien), au sud de Tanger, sur l'oued Loukkos (Lekkous en phénicien). C'est à Lixus qu'on situait le jardin des Hespérides.
    Diodore de Sicile rapproche d'ailleurs ces Hespérides ("celles du couchant") des Atlantes : "Atlas eut d'Hespéris sept filles, appelées 'Atlantides' du nom de leur père, et 'Hespérides' de celui de leur mère."

    Pline parle également des iles des Hespérides (les actuelles Canaries) :

    "On rapporte que, face au promontoire Hesperu, se trouvent les îles Gorgades (iles du cap vert), jadis le séjour des Gorgones, à deux jours de navigation du continent, ainsi que le rapporte Xénophon de Lampsaque. Hannon, général des Carthaginois, y a pénétré, ...
    Plus loin encore que les îles Gorgades, sont, dit-on, deux îles des Hespérides. Au reste, tout cela est tellement incertain, que Statius Sebosus a évalué la distance entre les îles des Gorgones et les îles des Hespérides à quarante journées de navigation le long de l’Atlas, et à une journée de navigation la distance entre les Hespérides et la Corne occidentale. Les renseignements sur les îles de la Mauritanie ne sont pas plus certains. On sait seulement qu’il y en a quelques-unes en face des Autololes, découvertes par Juba, qui y avait établi des fabriques de pourpre de Gétulie."

    Dans le "Polyhistor", Caïus Julius Solin parle aussi des iles Hespérides et Gorgades :

    "Après avoir ainsi parcouru la mer Atlantique jusqu'à l'ouest, il fait mention des îles Gorgades). Les îles Gorgades sont situées, dit-on, en face du cap Hespérucéras. Les Gorgones les ont jadis habitées, et aujourd'hui encore un peuple monstrueux les occupe...
    Au-delà des Gorgades sont les îles Hespérides, qui, selon Sébose, se prolongent dans la mer à une distance de quarante jours de navigation.
    Il est certain, comme on le dit, que les îles Fortunées (Canaries) sont situées à gauche de la Mauritanie ; Juba les place au midi, mais toutefois se rapprochant beaucoup du couchant. Leur nom promet beaucoup ; mais la réalité est loin de ce qu'il fait attendre...."
    (Suit la liste des iles fortunées : Norion, les deux Junonias, Capraria, Nivaria et Canarie.)

    Le périple d'Annon continue ainsi :

    "Prenant des interprètes parmi les Lixites, nous naviguâmes pendant deux jours en direction du sud, le long d'un rivage désertique, puis une autre journée en direction de l'est. Nous trouvâmes une petite île de cinq stades de pourtour, à l'extrémité d'un golfe. Nous créâmes un établissement et l'appelâmes Cerné (Kerné). Nous avons estimé, en nous référant à notre itinéraire, que nous nous trouvions alors à l'opposé de Carthage, étant donné que le voyage de Carthage aux colonnes d'Hercule et de là jusqu'à Cerné semblait identique. "

    Ce fort ou cette ville de Cerné pourrait se trouver vers la baie du Rio de Oro, où un îlot près de Dakhla porte encore le nom de Herné..
    Polybe (cité par Pline), Denys le Périégète et Eustathe en parlent dans leurs livres et le Pseudo-Scylax prétend qu'au-delà de cette ville, la mer est infranchissable en raison de ses eaux boueuses :

    " Au delà du promontoire d’Hermès, est le fleuve Adonis, qui va se jeter dans le grand lac. On trouve ensuite le grand fleuve Lixos, sur les bords duquel est une ville phénicienne du même nom, .... Après le fleuve Lixos vient le Crabis, sur lequel est Thymiateria, ville phénicienne avec un port. En sortant de cette dernière ville, vous découvrez le promontoire de Solœnte, qui s’avance beaucoup dans la mer.... Sur le promontoire Solœnte, coule un fleuve qu’on appelle Xion, et dont les bords sont habités par une tribu d’Ethiopiens, appelés sacrés. Près de là est l’île Cerné.
    La navigation, depuis les colonnes d’Hercule jusqu’au promontoire Hermès, est de deux jours depuis ce dernier lieu jusqu’au promontoire de Solœnte, de trois jours; et de Solœnte jusqu’à Cerné, de sept jours. Tout ce trajet depuis les colonnes d’Hercule jusqu’à l’île de Cerné, est de douze jours. Les mers qui sont au-delà de cette île, ne sont plus navigables, à cause de bas-fonds, des bancs de sables, et de l’algue marine qui couvre sa surface. Cette plante a une palme de largeur, et elle finit en une pointe tellement acérée, qu’elle tranche tout ce qui s’offre sur la surface de l’eau. "

    Platon dit la même chose à propos de la mer ou s'était abîmée l'Atlantide :

    "... la mer qui se trouve là, n'est plus ni navigable, ni reconnue par personne, parce qu'il s'y est formé un limon provenu de la terre submergée."

    Cette description d'une mer boueuse et encombrée d'algues fait curieusement penser à la mer des Sargasses.

    Dans le livre III de sa Bibliothèque historique, Diodore de Sicile (-1s av.Jc) prétend que Cerné était une ville atlante et qu'elle a été prise, ainsi que les iles des Gorgones, par les Amazones :

    " Les Amazones soumirent un grand nombre de Libyens et de nomades du voisinage et elles fondèrent à l'intérieur du lac Tritônis (l'actuel chott Djerid en Tunisie) une grande ville qui fut appelée Chersonèsos à cause de sa forme. Utilisant cette ville comme base, elles entreprirent de grandes opérations, animées qu'elles étaient d'un ardent désir d'envahir de nombreuses parties de la terre habitée.

    Leurs premières campagnes, dit-on, furent dirigées contre les Atlantes , les hommes les plus civilisés de ces régions, qui occupaient un pays prospère et de grandes villes; à ce qu'on affirme, c'est chez eux que la légende place la naissance des dieux, dans les régions proches de l'Océan, en accord avec les légendes grecques et nous parlerons de cela dans le détail un peu plus bas.

    On raconte donc que Myrina, la reine des Amazones, rassembla une armée composée de trente mille femmes d'infanterie et de trois mille cavalières (dans les guerres, ce peuple cherchait plus particulièrement à utiliser la cavalerie). Comme armes défensives, elles utilisaient des peaux de grands serpents, les animaux de cette espèce étant en Libye d'une taille incroyable, et comme armes offensives, les épées et les lances, ainsi que des arcs, avec lesquels non seulement elles tiraient de face, mais encore, quand elles faisaient retraite, se retournant en arrière, elles décochaient avec sûreté des traits sur leurs poursuivants.

    Ayant donc envahi le pays des Atlantes, elles vainquirent dans une bataille rangée les habitants de la ville appelée Cerné; et, après avoir poursuivi les fugitifs jusqu'à l'intérieur des murs, elles s'emparèrent de la ville. Désireuses de frapper de terreur les peuples voisins, elles traitèrent cruellement leurs prisonniers elles passèrent les hommes adultes au fil de l'épée et, ayant réduit les enfants et les femmes en esclavage, elles rasèrent la ville.

    Comme le bruit du désastre des Cernéens s'était répandu auprès de tous les membres de ce peuple, on raconte que les Atlantes, terrorisés, livrèrent leurs villes par convention et promirent qu'ils feraient tout ce qu'on leur commanderait; alors la reine Myrina, les traitant avec modération, conclut avec eux un traité d'amitié et, à la place de la ville rasée, elle en fonda une autre en lui donnant son propre nom; elle y établit les prisonniers de guerre et tous ceux des indigènes qui le désiraient.

    Comme, par la suite, les Atlantes lui offraient des cadeaux somptueux et lui votaient publiquement des honneurs considérables, elle accepta ces marques de leur attachement et promit en retour d'accorder ses bienfaits à leur peuple."

    Pline l'Ancien (23 av.Jc - 79 ap.Jc), au livre VI de son Histoire naturelle, parle aussi de Cerné et de l'Atlantide :

    " A l'opposite du golfe Persique et vis-à-vis de la côte d'Éthiopie, est située l'île Cerné. On ne connaît au juste ni sa grandeur ni sa distance. Polybe place cette Cerné à l'extrémité de la Mauritanie, vis-à-vis du mont Atlas, à huit stades du continent. Cornelius Nepos parle d'une Cerné à laquelle il ne donne pas plus de deux milles de circuit. En face du mont Atlas est, dit-on, l'île Atlantide, passé laquelle, à cinq journées de navigation, la terre ne présente plus que des déserts..."

    Diodore de Sicile (Livre V.XV) parle lui aussi d'une ile dans l'Atlantique qui aurait été découverte par les Phéniciens Carthaginois ... mais il se pourrait qu'il parle des Acores ou même de l'Amérique :

    "Á l'occident de l'Afrique on trouve une île distante de cette partie du monde de plusieurs journées de navigation. Son terroir fertile est entrecoupé de montagnes et de vallées. Cette île est traversée par plusieurs fleuves navigables. Ses jardins sont remplis de toutes sortes d'arbres et arrosés par des sources d'eau douce. On y voit quantité de maisons de plaisance, toutes meublées magnifiquement, et dont les parterres sont ornés de berceaux couverts de fleurs...
    Autrefois, elle était inconnue à cause de son grand éloignement, et les Phéniciens furent les premiers qui la découvrirent.
    ... les Phéniciens ayant passé le détroit et voguant le long de l'Afrique, furent portés par les vents fort loin dans l'océan. La tempête ayant duré plusieurs jours, ils furent enfin jetés dans l'île dont nous parlons. Ayant connu les premiers sa beauté et sa fertilité, ils la firent connaître aux autres nations. Les Toscans, devenus les maîtres de la mer, voulurent aussi y envoyer une colonie, mais ils en furent empêchés par les Carthaginois. Ces derniers craignaient déjà qu'un trop grand nombre de leurs compatriotes, attirés par les charmes de ce nouveau pays, ne désertassent leur patrie. D'un autre côté, ils le regardaient comme un asile pour eux, si jamais il arrivait quelque désastre à la ville de Carthage. Car ils espéraient, qu'étant maîtres de la mer, comme ils l'étaient alors, ils pourraient aisément se retirer dans cette île, sans que leurs vainqueurs qui ignoreraient sa situation pussent aller les inquiéter là."

    - Sanchuniathon décrit également un archipel connu des Phéniciens dans l'Atlantique. Probablement s'agit-il des Canaries... mais un cataclysme semble l'avoir dévasté tout comme l'Atlantide :

    "Les Imyrchakines ("iles éloignées" en hébreu) sont les dernières iles à l' Ouest. La plus eloignée d'entre elles est à 10 journées du promontoire Tyborsypha ("promontoire des tempêtes"). Le nom des plus considérables est Hyresa, Hyrisima , et Igydula.
    Dans les temps anciens il y avait beaucoup d'hommes dans ces Iles . Mais il advint que le roi d' Hyresa vint débarquer à Hyrisima avec des forces considérables, et s'en rendit maitre. Il soumet à sa puissance toutes les iles dont il tua les princes.
    Quand il se fut defait de tous ses ennemis, il devint si arroguant qu'il méprisa même les dieux.
    Alors eu lieu un tremblement de terre ; l' eau et le feu du ciel tombèrent avec tant de violence, que la pluspart des habitants perirent. Ceux qui les elements épargnèrent passèrent d'en d'autres contrées , de sorte que maintenant ces iles sont dépeuplées. Il y a dans ces iles de tres hautes montagnes, la plus élevée se trouve dans l' ile d' Hyresa , et est un volcan."

    Se référant à l'écrivain grec Marcellus l'éthiopien (dont l'œuvre est antérieure à celle de Platon), le néo-platonicien Proclus (410 / 485) semble avoir également parlé de l'Atlantide :

    " Il y avait dans cette mer sept îles, consacrées en leur temps â Perséphone, et trois autres de grande taille dont l'une consacrée à Pluton, une â Ammon et une à Poséidon, celle-ci ayant une surface de mille stades. Ils disent également que les habitants de cette île consacrée â Poséidon conservaient le souvenir de leurs ancêtres, et de l'île atlantique qui se trouvait là, merveilleuse, en vérité, qui avait dominé pendant des siècles toutes les îles de la mer Atlantique et était également consacrée à Poséidon... "

    Platon (427-347 av.Jc) avait été le premier à prétendre que les Atlantes étaient les habitants d'une ile de l'Atlantique, engloutie il y a prés de 10000 ans. Pourtant il se référait à un peuple qui, de son temps, existait réellement mais dans la région de l'Atlas.
    Il écrivait ceci :

    "Cette mer (l'Atlantique) était alors navigable ; elle environnait non loin, et vis-à-vis l'embouchure que vous nommez en votre langue Colonnes d'Hercule, une île plus vaste que l'Asie et la Lybie ensemble : entre elle et le continent, il y avait encore quelques îles plus petites. Cette énorme contrée s'appelait Atlantide ; elle était peuplée et florissante, gouvernée par des rois puissans qui s'emparèrent de la Lybie jusqu'à l'Égypte, et de l'Europe jusqu'à la Tyrénie."

    Platon prétendait tenir ses informations des prètres égyptiens. Pourtant il n'est pas évident de retrouver une telle légende dans leurs écrits.

    Cependant il y a quand-même quelques pistes intéressantes au sujet d'un cataclysme ayant frappé AMENTI (AMENTET), l'archipel des morts.
    Ce dernier, selon les textes égyptiens, comportait plusieurs régions :

    - SEKHET-AARU (YAARU / IARU / AALU / IALOU / IARU / IANRU), était la "Terre des Roseaux ou des Joncs". Elle se situait à l’Est, vers le Soleil levant.. (Notons pour la circonstance que le terme Babylonien ARALLU désignant le Paradis est proche parent d’AALU).

    - SEKHEM, capitale de l’AMENTI et résidence du dieu Khem, connut un sort tragique et fut détruite ”lors de la terrible nuit des tempêtes et des inondations”.
    .
    - Les champs des Bienheureux (connus ailleurs et beaucoup plus tard sous le nom de Champs Elysées) furent aussi détruits par les eaux. Ces champs sont situés géographiquement par les textes : ”...la partie méridionale se trouve au pays (ou lac) de (K)HARU, la partie septentrionale est fermée par le canal d'ERSA”.

    - SEKHET-HETEPET / SEKHET-HOTEP était le "Champs de la paix" ou "champs des Offrandes". Il se situait à l'ouest, la ou le soleil se couche. C'était le lieu d'habitation du dieu Osiris. Selon le Papyrus d’ANI cette région aurait été constituée d’un groupe de quatre Îles formant un rectangle et traversé par des canaux.

    Si l’on en croit les textes, sur les sept grandes îles, trois furent détruites par l’eau, (inondations, tempêtes et raz de marée), dont SEKHET-AARU, le Champs des Bienheureux, et la capitale SEKHEM.
    Les quatre autres (celles du SEKHET-HOTEP) furent détruites par le feu.

    D’autre part, les textes d’Edfou parlent encore d’un pays nommé le Grand Tertre primordial ou encore île des Bienheureux, qui fut jadis enseveli sous les eaux. Cette île n’était pas unique puisqu’elle faisait partie d’un groupe de dix, donc d'un archipel. Et justement, dans L’île Primordiale existaient des canaux. Les trois principales iles furent détruites par un ”Oeil du Son” qui tomba sur la Terre (!?)

    - Voir quelques cartes tirées du livre des morts égyptien et représentant l'Amenti -

    - Voir d'autres cartes plus détaillées tirées également du livre des morts égyptien -

    - Autre carte sur papyrus - - Autre carte sur un sarcophage -

    (Des chiffres ont été indiqués pour qu'on repère plus facilement les iles qui coïncident dans les cartes)

    Cependant, hélas, on n'en sait guère plus sur cette légende égyptienne parlant d'un archipel détruit par une catastrophe.

    Certains textes égyptiens divisent l'Amenti en trois :

    - La grande ile d'Iwiti (ile du piétinement) ou Iwsouht (ile de l'oeuf) qui fut détruite par une tempète ou engloutie.
    - La petite ile d'Iwhe (ile du combat) appelée aussi Sekht-Ianru (champs des joncs) qui fut engloutie aussi.
    - La petite ile d'Iwhotep (ile de la paix) appelée aussi Sekht-Hotep (champs de la paix) qui fut détruite par une tempète.

    Ces trois iles étaient également connues par d'autres auteurs antiques... mais ceux-ci ne les appelaient pas "Atlantide" :

    Satius Sebosus disait qu'à 40 jours de navigation à l'ouest des Gorgones (iles du Cap vert) se trouvent les troisiles Hespérides :
    - Aéglé la blanche (couleur des prêtres chez les indo-européens).
    - Aréthuse la noire (couleur des paysants chez les indo-européens).
    - Érythie la rouge (couleur des guerriers chez les indo-européens).
    On situe parfois Érythie au large de l'Espagne. C'est la qu' Hercule aurait lutté contre Géryon, le géant aux trois corps).
    Ces Hespérides se trouveraient elles-mêmes à un jour du continent d'en face (Amérique).

    Certains textes disent qu'il y avait quatre autres hespérides :
    - Hestia.
    - Hespéra.
    - Hespérousa.
    - Hespéraea.

    Et Théopompus de Chios, en 320 av.Jc, parle également de la Méropide située dans l'Atlantique. Ce continent contenait les villes de Machinos ("le guerrier") et d'Eusébius ("le pacifique").

    Mais pour en revenir aux textes égyptiens, on trouve plusieurs listes des 10 pays constituant l'ile des bienheureux / tertre primordial.

    Voici la liste d'Edfou :

    - L'ile de la furie.
    - Le chateau de chasse.
    - Har-Maa.
    - Hebwet.
    - Le chateau du mystère.
    - La maison du combat.
    - Tanen-hotep (terre de paix ?)
    - Le trône des deux dieux.
    - Djeba.
    - Wetjeset-neter.

    Et voici une autre version :

    - Le tertre de l'unité rayonnante.
    - L'ile de Ra.
    - Le pilier djed de la terre.
    - La grande colline.
    - L'arbre à huile.
    - Celui qui est riche en ka.
    - Mesen.
    - Celui qui rend les lieux prospères.
    - Behdet.
    - Le domaine des fantômes.

    Et en voici la version grecque :

    - Royaume d'Atlas.
    - Archontat de Diaprépés (qui se distingue).
    - Archontat d'Eumélos (aux nombreuses brebis) / Gadiros (place-forte).
    - Archontat d'Azaës.
    - Archontat de Mnéseas (gardant le souvenir).
    - Archontat de Mestor (qui dirige).
    - Archontat d'Amphérès (tourné de deux cotés).
    - Archontat d'Evaimon (de sang noble).
    - Archontat d'Elasippos (soignant les chevaux).
    - Archontat d'Autochtonos (autochtone).

    D'autres textes égyptiens divisent SEKHET-AARU en 7 "arits" (régions).
    D'autres textes, par contre, font de SEKHET-AARU et de l'AMENTI deux subdivisions à l'intérieur du SEKHET-HOTEP. Ce dernier étant divisé en 14 "arits" :

    - Amentet (Amenti)
    - Sekhet Aaru (champs des joncs)
    - Aatenkhu (pays de la lumière)
    - Tui-Qaui-Aaui (pays de la joie)
    - Aatenkhu
    - Am-Mehet (pays invisible)
    - Ases (pays des flammes)
    - Ha-Hetep / Ha-Sert (pays des torrents)
    - Akesi (pays du "dieu dans son oeuf")
    - Nutent-Qahu (Ville de Qahu, pays du dieu-serpent) / Aptent-Qahu
    - Atu (pays de la déesse de la lumière)
    - Unt (pays de la déesse qui compte les heures)
    - Uart-Entmu (pays de la déesse hippopotame)
    - Kher-Aha (pays des montagnes).

    C'est à peu prés tout ce qu'il y a de tangible sur l'Atlantide.
    Presque tout le reste est sans fondement.

    Cela n'empécha cependant pas de nombreux écrivains à l'imagination fertile de broder sur le thème ...

    En 1869, Jules Verne, écrit 20 000 lieux sous les mers, faisant renaître l'intéret pour l'Atlantide.

    En 1873, Heinrich Schliemann découvre les ruines de Troie, démontrant que les textes d'Homère n'étaient pas forcément une fable. Du coups, l'Atlantide de Platon parait plausible elle aussi.

    En 1879 Elena Blavatsky fonde la société théosophique et écrit des livres délirants ou elle parle de l'Atlantide, dont les maîtres cosmiques seraient les véritables ancêtres de l'homme.

    En 1882, Ignatius Donnelly écrit “L'Atlantide, Monde Antédiluvien" ou il affirme que l’Atlantide était la première civilisation du monde et qu'elle détenait un immense savoir.

    En 1883, Berlioux écrit "l’Atlas primitif et l’Atlantis".

    En 1919, Pierre Benoit écrit l'"Atlantide", un roman placant les Atlantes en plein coeur du sahara.

    En 1925 l’anglais Spence rapproche les pyramides égyptiennes et précolombiennes dont il fait les héritières de l'Atlantide Il lance ainsi le mythe des pyramides atlantes.

    En 1926, James Churchward écrit “Mu, le continent perdu" ou il raconte qu'un prêtre hindou lui aurait révélé l’existence du continent de Mu (dans le Pacifique) et de l'Atlantide (dans l'Atlantique) sur lesquels se serait développé, plusieurs dizaines de milliers d’années avant notre ère, une civilisation supérieure, ancêtre de toutes les autres.

    En 1933, le voyant Edgar Cayce, dans "Les mystères de l’Atlantide revisitée", lance le mythe de la bibliothèque atlante cachée sous le Sphinx.

    De nombreux charlatans broderont ensuite allègrement sur ces nouveaux mythes qui, rappelons-le, ne reposaient sur aucun texte ancien authentique.

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