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    ميلة القديمة

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    تاريخ التسجيل : 18/11/2009

    ميلة القديمة

    مُساهمة من طرف Admin في الأربعاء ديسمبر 28, 2011 11:27 pm

    Qui connaissez vous une ville qui s'applle Milev ? ou se trouve


    L’histoire de l’antique MILEU, MILEV, MILEVUS ou SARN MILEV remonte à de lointaines origine
    Les historiens de l’Afrique du nord ont démontre que le peuplement de cette région très fertile est connue par son agréable climat et ses nombreuses sources d’eau a commencer des la préhistoire.ce qui l’a rendue objet des convoitises coloniales.pour parer aux périls extérieurs ,les tribus locales « tamazight » se sont unies ,ce qui a entraîne l’apparition de micro états qui ,ont connu un niveau appréciable de développement dans les différents domaines notamment agricole favorise par la disponibilité des sources d’eau.
    Des villes ont ainsi vu le jour et l’architecture s’est développe a grande échelle. Parmi ces villes, MILA était celle qui connu le développement le plus considérable .des civilisations se sont succédées dans cette ville lui donnant un aspect cosmopolite

    En 47 av jésus christ ,césar débarqua en Afrique et avec l’aide des rois de MAURETANIE,BOGUD et BOCCHUS et d’un jeune aventurier italien SITTIUS il battit les pompéiens à THAPSUS.

    Ceci fait il réorganisa l’Afrique et supprima les royaumes de MASSINISSA et de JUBA qui avaient pris parti pour les pompéiens .de la partie orientale de la Numidie il fit une province nouvelle L’AFRICA NOVA qui eut pour frontière occidentale une ligne passant d’HIPPO REGIUS (BONE) à CALAMA (GUELMA) jusqu’au littoral des syrtes.

    Entre la MAURETANIE et l’AFRICA NOVA,CESAR créa pour P. SITTIUS NOCERINUS SARNEUSIS un grand état comprenant la partie orientale du royaume de MASSINISSA et la partie occidentale de celui de JUBA.

    Les quatre colonies CIERTTNNES ou s’installèrent les SITTIENS :CIRTA (Constantine) RUSICADE (Skikda) CHULLU (Collo) et MILEV (Mila) , formaient une confédération ayant un corps de magistrats, et étaient administres par des triumvirs annuels résident a CIRTA.

    Il permit de supposer que le site était déjà occupe bien avant cette période par une agglomération importante. En tous cas il a sûrement reçu de l’occupation romaine, ou plutôt campanienne, une impulsion artistique..

    Le nom de MILA apparaît pour la première fois dans l‘histoire 1 er SEPTEMBRE 256 date a laquelle POLLANUS évêque de MILEVassiste au concile de CARTHAGE tenu par st ..cyprien.

    Apres lui PURPURIUSvers 305 ,st.OPTAT(enterre a la basilique du vieux MILA devenue caserne ). SEVERE (l’ami de st. AUGUSTIN)396-426.BENENATUS MILAVITANUS vers 484 et RESTITUTUSvers 533 l’ont suivi sur le siège Episcopal.

    Deux conciles ont été tenues a MILEVle 27 AOUT 402,et a la fin d’OCTOBRE 416 ,dont les décisions ont été insérées Dans le code des canons des conciles d’afrique.

    En 260, les tribus voisines dévastèrent les campagnes de MILEV et, détruisirent même la ville au début du VI°siècle .-elles furent ensuite battues par le légat propréteur C. MACRINUS DECIMUS .

    En 539 SOLOMON préfet du prétoire et général de l’empereur JUSTINIEN utilisa les débris de la ville pour la construction d’une forteresse et d’un mur d’enceinte capable de résister aux attaques des tribus.- cet ouvrage assez bien conservé est la principale curiosité du vieux MILA

    La conquête musulmane de l’Afrique du Nord était devenue inéluctable et stratégique pour protéger l’empire musulman naissant et surtout répandre l’islam ainsi ,après la conquête du « SHAM » et de la « PERSE » ce fut le tour de l’egypte puis la Tunisie ou fut établie la ville de Kairouan point de départ des futures conquêtes.

    Mila était la première ville d’algerie conquise par les musulmans par « ABOU MOUHADJER DINAR » en an 55 de l’hegir correspondant à l’année 674, et a construit la mosquée SIDI GHANEM sur les décombres de l’église. et s’y installa pendant deux ans en menant les conquêtes à travers les autres territoires .

    Cette ville s’est beaucoup développée avec l’avènement des musulmans qui ont apportes leur savoir faire en matière d’architecture ,de jardinage ….

    En 902 ABOU ABDALLAH lieutenant du MAHDI OBAID ALLAH vint s’établir à GUIDJEL dans les montagnes des KETAMA région de SETIF. Il répondit les nouvelles doctrines puis se mit en campagne et a la tête de nombreux Berbères réunis a TAZROUT vint attaquer MILA , la ravagea et tua le gouverneur MOUSSA BEN AIACH.

    Pendant la deuxième révolte des KETAMA provoquée par l’agent politique des FATIMITE, ABOUL FHEM, EL MANSOUR fils de BOLOGUINE pénétra dans le pays et saccagea les villages KETAMIEN et MILA,.

    MILA réussit a se relever de ses ruines. Elle est citée par IBN HAGUKAL au x° siècle et décrite par EL BEKRI en 1064..

    EDRISI en 1154 dit que cette ville était autrefois soumise au prince de BOUGIE , YAHIA BEY EL AZIZ dernier des HAMADITES, dépossédé par ABD EL MOUMEN.

    A partir du XVI°siècle l’ histoire de MILA est obscure et semble avoir été liée à celle de CONSTANTINE (FOURNEL) .

    Au XVI° siècle LEON L’AFRICAIN parle de MILA en ces termes : « cet oppidum placé à 12 milles de CONSTANTINE ,est entouré de murailles imprenables il a jadis renfermé 3000 familles , par le fait de la guerre, les maisons sont plus rare. On y voit un grand nombre d’ouvriers qui fabriquent des étoffes dont on fait des couvertures de lit ( lodices )

    la fontaine qui coule sur la forum est limpide.

    De profondes modifications dans le système administratif se sont produites après qu’Alger eut déclaré son allégeance au khalifat OTTMAN en 1516.

    La province Est, notamment MILA, a connu pendant cette période une récession et surtout quelques soulèvements populaires dus au système d’imposition trop lourd.

    MILA a été conquise par l’armée coloniale française à sa tête le général CHALLE en 1837. depuis cette date, les soulèvements populaires n’ont eu de cesse, violemment réprimés, contraignant une partie d la population à l’exil vers le moyen orient (la Syrie surtout ) après la confiscation des terres. La naissance de mouvement national vers les année s 1920, la région a connu un regain de renaissance et d’activité politique .

    A l’époque romaine, Mila, qui portait le nom de Milev, figurait parmi les 4 villes de la confédération cirtéenne (en référence à Cirta), en plus de Chullu (Collo), de Rusicade (Skikda) et de Cirta (Constantine).

    La fontaine, en plein centre de la vieille ville, représente parfaitement cette époque. Les mêmes canalisations en pierres continuent d’acheminer l’eau à partir d’une source montagneuse du djebel Marcho surplombant la ville, vers cette antique fontaine.
    La statue de l’enfant enlaçant un veau, qui se trouve actuellement dans le jardin public du centre-ville, remonterait, pour sa part, à l’époque vandale.
    De l’époque byzantine, Mila conserve surtout des pans du mur d’enceinte qui la ceinturait sur une longueur de 1 200 mètres.
    A cette époque, Mila était une citadelle religieuse de la chrétienté qui sera d’ailleurs ciblée durant la conquête musulmane du Maghreb par le chef musulman et compagnon du Prophète, Abou Mouhadjer Dinar, qui l’avait conquise en l’an 674.
    La médina de Mila, qui s’étend sur une superficie de plus de 7 hectares, a aussi sa Casbah, vestige de l’époque ottomane durant laquelle la région, alors rattachée au beylicat de l’Est, s’était illustrée par de nombreuses révoltes contre la lourdeur des impôts infligées à la population autochtone par l’Etat des janissaires. L

    le récent classement du vieux Mila comme patrimoine national protégé, après deux années entières de démarches de la part de l’élite de la ville, fait naître l’espoir quant d’une véritable prise de conscience

    Les historiens de l’Afrique du nord ont démontre que le peuplement de cette région très fertile est connue par son agréable climat et ses nombreuses sources d’eau a commencer des la préhistoire.ce qui l’a rendue objet des convoitises coloniales.pour parer aux périls extérieurs ,les tribus locales « tamazight » se sont unies ,ce qui a entraîne l’apparition de micro états qui ,ont connu un niveau appréciable de développement dans les différents domaines notamment agricole favorise par la disponibilité des sources d’eau.
    Des villes ont ainsi vu le jour et l’architecture s’est développe a grande échelle. Parmi ces villes, MILA était celle qui connu le développement le plus considérable .des civilisations se sont succédées dans cette ville lui donnant un aspect cosmopolite

    En 47 av jésus christ ,césar débarqua en Afrique et avec l’aide des rois de MAURETANIE,BOGUD et BOCCHUS et d’un jeune aventurier italien SITTIUS il battit les pompéiens à THAPSUS.

    Ceci fait il réorganisa l’Afrique et supprima les royaumes de MASSINISSA et de JUBA qui avaient pris parti pour les pompéiens .de la partie orientale de la Numidie il fit une province nouvelle L’AFRICA NOVA qui eut pour frontière occidentale une ligne passant d’HIPPO REGIUS (BONE) à CALAMA (GUELMA) jusqu’au littoral des syrtes.

    Entre la MAURETANIE et l’AFRICA NOVA,CESAR créa pour P. SITTIUS NOCERINUS SARNEUSIS un grand état comprenant la partie orientale du royaume de MASSINISSA et la partie occidentale de celui de JUBA.

    Les quatre colonies CIERTTNNES ou s’installèrent les SITTIENS :CIRTA (Constantine) RUSICADE (Skikda) CHULLU (Collo) et MILEV (Mila) , formaient une confédération ayant un corps de magistrats, et étaient administres par des triumvirs annuels résident a CIRTA.

    Il permit de supposer que le site était déjà occupe bien avant cette période par une agglomération importante. En tous cas il a sûrement reçu de l’occupation romaine, ou plutôt campanienne, une impulsion artistique..

    Le nom de MILA apparaît pour la première fois dans l‘histoire 1 er SEPTEMBRE 256 date a laquelle POLLANUS évêque de MILEVassiste au concile de CARTHAGE tenu par st ..cyprien.

    Apres lui PURPURIUSvers 305 ,st.OPTAT(enterre a la basilique du vieux MILA devenue caserne ). SEVERE (l’ami de st. AUGUSTIN)396-426.BENENATUS MILAVITANUS vers 484 et RESTITUTUSvers 533 l’ont suivi sur le siège Episcopal.

    Deux conciles ont été tenues a MILEVle 27 AOUT 402,et a la fin d’OCTOBRE 416 ,dont les décisions ont été insérées Dans le code des canons des conciles d’afrique.

    En 260, les tribus voisines dévastèrent les campagnes de MILEV et, détruisirent même la ville au début du VI°siècle .-elles furent ensuite battues par le légat propréteur C. MACRINUS DECIMUS .

    En 539 SOLOMON préfet du prétoire et général de l’empereur JUSTINIEN utilisa les débris de la ville pour la construction d’une forteresse et d’un mur d’enceinte capable de résister aux attaques des tribus.- cet ouvrage assez bien conservé est la principale curiosité du vieux MILA

    La conquête musulmane de l’Afrique du Nord était devenue inéluctable et stratégique pour protéger l’empire musulman naissant et surtout répandre l’islam ainsi ,après la conquête du « SHAM » et de la « PERSE » ce fut le tour de l’egypte puis la Tunisie ou fut établie la ville de Kairouan point de départ des futures conquêtes.

    Mila était la première ville d’algerie conquise par les musulmans par « ABOU MOUHADJER DINAR » en an 55 de l’hegir correspondant à l’année 674, et a construit la mosquée SIDI GHANEM sur les décombres de l’église. et s’y installa pendant deux ans en menant les conquêtes à travers les autres territoires .

    Cette ville s’est beaucoup développée avec l’avènement des musulmans qui ont apportes leur savoir faire en matière d’architecture ,de jardinage ….

    En 902 ABOU ABDALLAH lieutenant du MAHDI OBAID ALLAH vint s’établir à GUIDJEL dans les montagnes des KETAMA région de SETIF. Il répondit les nouvelles doctrines puis se mit en campagne et a la tête de nombreux Berbères réunis a TAZROUT vint attaquer MILA , la ravagea et tua le gouverneur MOUSSA BEN AIACH.

    Pendant la deuxième révolte des KETAMA provoquée par l’agent politique des FATIMITE, ABOUL FHEM, EL MANSOUR fils de BOLOGUINE pénétra dans le pays et saccagea les villages KETAMIEN et MILA,.

    MILA réussit a se relever de ses ruines. Elle est citée par IBN HAGUKAL au x° siècle et décrite par EL BEKRI en 1064..

    EDRISI en 1154 dit que cette ville était autrefois soumise au prince de BOUGIE , YAHIA BEY EL AZIZ dernier des HAMADITES, dépossédé par ABD EL MOUMEN.

    A partir du XVI°siècle l’ histoire de MILA est obscure et semble avoir été liée à celle de CONSTANTINE (FOURNEL) .

    Au XVI° siècle LEON L’AFRICAIN parle de MILA en ces termes : « cet oppidum placé à 12 milles de CONSTANTINE ,est entouré de murailles imprenables il a jadis renfermé 3000 familles , par le fait de la guerre, les maisons sont plus rare. On y voit un grand nombre d’ouvriers qui fabriquent des étoffes dont on fait des couvertures de lit ( lodices )

    la fontaine qui coule sur la forum est limpide.

    De profondes modifications dans le système administratif se sont produites après qu’Alger eut déclaré son allégeance au khalifat OTTMAN en 1516.

    La province Est, notamment MILA, a connu pendant cette période une récession et surtout quelques soulèvements populaires dus au système d’imposition trop lourd.

    MILA a été conquise par l’armée coloniale française à sa tête le général CHALLE en 1837. depuis cette date, les soulèvements populaires n’ont eu de cesse, violemment réprimés, contraignant une partie d la population à l’exil vers le moyen orient (la Syrie surtout ) après la confiscation des terres. La naissance de mouvement national vers les année s 1920, la région a connu un regain de renaissance et d’activité politique .
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    رد: ميلة القديمة

    مُساهمة من طرف Admin في الأربعاء ديسمبر 28, 2011 11:28 pm

    «Ce n'est pas nous qui faisons l'histoire. C'est l'histoire qui nous fait.»
    de Martin Luther King









    L'opportunité m'a été donnée de faire deux conférences, une sur l'énergie et les modèles énergétiques à 2030 au Centre universitaire de Mila et l'autre que j'ai intitulée «Une brève histoire de l'Algérie» au Cercle culturel de la ville. J'ai eu l'opportunité de visiter la vieille ville de Mila, celle qu'on appelait à juste titre «Reine des céréales et du lait». J'ai découvert une fois de plus avec émerveillement et recueillement que nous avons un grand pays que nous ne connaissons pas! Les historiens de l'Afrique du Nord ont démontré que le peuplement de cette région très fertile et connue par son agréable climat et ses nombreuses sources d'eau, a commencé dès la préhistoire. Ce qui l'a rendue objet des convoitises coloniales. Pour parer aux périls extérieurs la ville recèle d'énormes trésors en poteries, monnaies, statues et autres vestiges révélant une histoire riche. Toutes les maisons sont anciennes et les ruelles sont pavées et tortueuses; on peut voir encore l'entrée romaine, la fontaine Aïn El Bled», le rempart byzantin. Des zaouïates et des mosquées. La citadelle qui fut utilisée par les Français comme caserne, est devenue le musée de la ville.(1)

    Carrefour de civilisations
    Mila était celle qui a connu le développement le plus considérable.Des civilisations se sont succédé dans cette ville lui donnant un aspect cosmopolite Des spiritualités se sont aussi succédé. Carrefour de plusieurs civilisations, elle prit plusieurs noms durant son histoire. Les écrits retiennent parmi d'autres ceux de Milev, Mulium, Médius, Miloufitana, Miloufyoum, Milah ou Mila. Avant l'ère romaine, on l'appelait Melou, du nom de la reine berbère qui y régnait et dont la statue trône au milieu de la citadelle devenue caserne. D'autre pensent que la statue représente le dieu romain Jupiter. En 47 av Jésus-Christ, César débarqua en Afrique et avec l'aide des rois de Maurétanie, Bogud et Bocchus et de Sittius il battit les Pompéiens à Thapsus. Ceci fait, il réorganisa l'Afrique et supprima les royaumes de Massinissa et de Juba qui avaient pris partie pour les Pompéiens. De la partie orientale de la Numidie, il fit une province nouvelle, L'Africa Nova, qui eut pour frontière occidentale une ligne passant d'Hippo Regius (Bone, Annaba) à Calama (Guelma) jusqu'au littoral des Syrtes. Entre la Maurétanie et l'Africa, Nova, César créa pour P. Sittius Nocerinus Sarneusis, un grand Etat comprenant la partie orientale du royaume de Massinissa et la partie occidentale de celui de Juba. Les quatre colonies Ciertiennes ou s'installèrent les Sittiens:Cirta (Constantine) Rusicade (Skikda) Chullu (Collo) et Milev (Mila), formaient une confédération ayant un corps de magistrats, et étaient administrés par des triumvirs annuels résidant à Cirta. En 260, les tribus voisines dévastèrent les campagnes de Milev et détruisirent même la ville au début du VIe siècle.-elles furent ensuite battues par le légat propréteur C. Macrinus Decimus. En 539, Solomon, préfet byzantin du prétoire et général de l'empereur Justinien, utilisa les débris de la ville pour la construction d'une forteresse et d'un mur d'enceinte capable de résister aux attaques des tribus.- cet ouvrage assez bien conservé est la principale curiosité du vieux Mila,
    Souvent qualifiée par les érudits de musée à ciel ouvert, la vieille ville de Mila renferme dans son sous-sol bien plus de vestiges archéologiques que tout ce qui est aujourd'hui visible et connu sur sa surface. Pour l'archéologue Nouara Amar, il suffit de gratter superficiellement pour mettre à jour des trésors. Ces mêmes trésors qui attirent la cupidité des fossoyeurs de la mémoire de Mila et par conséquent du pays; Il suffit, en effet, de scruter la multitude de vestiges encore visibles pour se rendre compte qu'ils ne sont que des pans de quelque chose de bien plus important et qui a été englouti sous les sédiments du temps et de l'oubli Les plus anciennes inscriptions disponibles indiquent que Mila remonte à l'antéchrist et qu'elle a pris, à chaque époque, des noms différents comme Milev, Milium, Midius ou encore Milo. Ce dernier nom est celui que portait la ville à l'époque numide, à en croire des historiens qui ont étudié des inscriptions portées sur une statue découverte en 1880 par un officier français et qui serait la plus ancienne pièce archéologique de la ville encore disponible. Cette statue trône aussi au milieu du musée à ciel ouvert. La statue de l'enfant enlaçant un veau qui se trouve actuellement dans le jardin public du centre-ville, remonterait, pour sa part, à l'époque Vandale qui a duré près d'un siècle (450-539). De l'époque byzantine, Mila conserve surtout des pans du mur d'enceinte qui la ceinturait sur une longueur de 1200 mètres. Piqué d'une multitude d'étranges fenêtres larges à l'extérieur et étroites de l'intérieur, visibles à ce jour, et doté de 14 tours de surveillance pouvant atteindre 12 mètres de hauteur, ce mur reflète on ne peut mieux le statut de citadelle religieuse de Mila à cette époque. La médina de Mila qui s'étend sur une superficie de plus de 7 hectares a aussi sa Casbah, vestige de l'époque ottomane la vieille ville de Mila a longtemps souffert de la négligence, d'où l'abandon de ses repères historiques.(2)
    Pendant la deuxième révolte des Ketama provoquée par Aboul Fhem, El Mansour fils de Bologuine pénétra dans le pays et saccagea les villages Ketamien et Mila. Mila réussit à se relever de ses ruines. Elle est citée par Ibn Hagukal au Xe siècle et décrite par El Bekri en 1064. El Idrissi en 1154 dit que cette ville était autrefois soumise au prince de Bougie, Yahia Bel El Aziz, dernier sultan des Hammadites, dépossédé par Abd El Moumen. Au XVIe siècle, Léon l'Africain parle de Mila en ces termes: «Cet oppidum placé à 12 milles de Constantine,est entouré de murailles imprenables; il a jadis renfermé 3000 familles, par le fait de la guerre, les maisons sont plus rares. On y voit un grand nombre d'ouvriers qui fabriquent des étoffes dont on fait des couvertures de lit. L'eau de la fontaine qui coule sur le forum est limpide.» Cette fontaine, qui fonctionne toujours aurait été construite au début du IIIe siècle sous l'empereur Adrien, il y a 1700 ans. De profondes modifications dans le système administratif se sont produites après qu'Alger eut déclaré son allégeance au khalifat ottoman en 1516. La province Est, notamment Mila, a connu pendant cette période une récession et surtout quelques soulèvements populaires dus au système d'imposition trop lourd. D'ailleurs, on rapporte que plusieurs beys furent tués lors de batailles avec les Berbères de la région.(3)
    Mila a été conquise par l'armée coloniale française à sa tête le général Challe en 1837. Depuis cette date, les soulèvements populaires n'ont eu de cesse, d'être violemment réprimés, contraignant une partie de la population à l'exil vers le Moyen-Orient. La fameuse mosquée construite par Abou Mouhadjer Dinar en 59 de l'Hégire vers 680 après J.C.- deuxième mosquée en Afrique du Nord après celle de Kairouan - a la particularité d'être sur les décombres d'une ancienne église construite sous Optat à la fin du troisième siècle. Cette Eglise elle-même a été construite - on voit encore les colonnes - sur les décombres d'un Temple dédié aux dieux notamment Mila. L'armée française détruisit une partie de la mosquée notamment le mihrab dont on peut voir encore les traces - Abou Mouhadjer Dinar y prêchait-. L'armée française convertit la mosquée en caserne et dit-on aussi, en entrepos. Bien plus tard, dès la naissance du Mouvement national vers les années 1920, la région a connu un regain de renaissance et d'activité politique. Deux personnages importants de la Révolution, Abdelhafid Boussouf et Larbi Bentobbal sont natifs de la ville de Mila.

    L'histoire religieuse
    Mila serait un dieu oriental qui avait beaucoup de disciples dans l'Empire romain, on peut considérer que c'est lui qui serait le repère de l'apparition de Mila à l'histoire comme le pense Amar Nouara, l'archéologue qui m'a fait visiter le site Est en fait. A Mila on peut voir cette statue qui fait plus de deux mètres au milieu de l'espace archéologique qui tient lieu de musée, dans l'attente justement de la construction d'un musée. Les fouilles archéologiques sommaires ont mis à jour plus d'un millier de pièces qui sont pour le moment entreposées au musée de Constantine. Il semble d'ailleurs que toute la ville ancienne aussi bien la ville romaine, la ville byzantine que la ville turque sont des trésors archéologues qui ne demandent qu'à livrer leurs secrets qui racontent en creux l'histoire trois fois millénaire de ce pays
    Après le panthéon grec et punique, par la suite ce fut le christianisme? L'histoire des Eglises africaines au IVe siècle est une histoire tourmentée. L'Afrique du Nord connut en fait toutes les «spiritualités» qui attestent de l'inquiétude de l'homme face au destin.. Dans cette région de l'est de l'Algérie, au-delà de la préhistoire et des témoignages des premiers hominidés à Mechta el arbi, à quelques km de Chateaudun-du- Rhumel. Le 1er Septembre 256 Pollanus évêque de Milev assiste au concile de Carthage tenu par st Cyprien. Apres lui Purperius vers 305, Saint Ootat (enterré a la basilique du vieux Mila devenue caserne). Sevère (l'ami de st. Augustin) 396-426.Benenatus Milavitanus vers 484 et Restitutus vers 533 l'ont suivi sur le siège épiscopal. Mila était la première ville d'Algérie conquise par les musulmans par «Abou Mouhadjer Dinar» en l'an 55 de l'Hégire correspondant à l'année 674, qui a construit la mosquée Sidi Ghanem sur les décombres de l'église et s'y installa pendant deux ans en menant les conquêtes à travers les autres territoires. Cette ville s'est beaucoup développée avec l'avènement des musulmans qui ont apporté leur savoir-faire en matière d'architecture, de jardinage....En 902 Abou Abdallah, lieutenant du Mahdi Obaïd Allah, vint s'établir à Ikdjen, dans les montagnes des Ketama, région de Setif. Il répondit les nouvelles doctrines puis se mit en campagne et à la tête de nombreux Berbères réunis a Tazrout vint attaquer Mila, la ravagea et tua le gouverneur Moussa Ben Aïach
    Agée de plus de 17 siècles, Aïn Lebled est l'unique fontaine au monde qui continue à alimenter l'être humain depuis ses constructeurs romains jusqu'aux habitants algériens de nos jours. Les mythes ont toujours cohabité avec les hommes à Milev. L'Office de gestion des biens conservés (Ogebec), dernier né du ministère de la Culture, qui remplace l'Agence de l'archéologie, s'est installé en octobre dernier à Mila. L'antenne, encore privée de téléphone et d'électricité, tente, grâce à son jeune directeur, M. Nouara, de faire un inventaire des monuments tout en sollicitant les autorités locales pour que les familles qui occupent encore illicitement des vestiges historiques les libèrent. Dans la foulée, il faut noter la naissance d'une association consacrée à la réhabilitation des m'yacher, fours traditionnels qui produisent la brique et la tuile et qui contribueront à la restauration des vieilles maisons. Poursuivant son élan, l'association Amis du vieux Mila, qui vient de relancer une dynamique associative de longue date, organisera plusieurs conférences sur le sujet.(1)
    En définitive, Mila porte Témoignage de l'Eglise d'Afrique si dynamique; elle est un maillon important dans la consolidation de l'Eglise aussi bien grâce à saint Augustin le plus connu qu'à Optat de Milev et tant d'autres évêques qui eurent à consolider l'Eglise avec déjà ses schismes, notamment l'arianisme et le donatisme. le Donatisme ne fut pas comme on le prétend une déviation, ce fut le credo de Berbères des campagnes qui pensaient que le meilleur qui devait guider n'est pas celui qu'on désigne au vu de sa naissance, de ses moyens mais celui le plus «propre» celui à même de servir de repères et on peut penser que les Circoncellions- en latin circum cellare- qui tournent autour des granges, qui furent alliés aux Donatistes ne furent pas des grands chemins mais des combattants animés par la cause de répandre la justice. Deux mille ans après nous sommes toujours des grands écorchés quant à l'injustice et la hogra...
    C'est là une formidable opportunité pour les autorités et les citoyens de cette ville attachante de réveiller Milev de sa torpeur deux fois millénaire elle qui a souffert de la proximité écrasante de Cirta. L'Association du Vieux Mila milite et se bat avec ses faibles moyens. Il est à souhaiter que la ville de Mila fasse l'objet d'une attention plus soutenue, notamment pour la restauration de la Mosquée construite par Abou Mouhadjer Dinar. De plus, il serait aussi de la plus haute importance qu'une antenne archéologique avec un point de formation puisse voir le jour. La construction d'un musée est une nécessité, elle permettrait de collecter les multitudes pièces éparses, et freiner l'évasion vers les frontières malgré les efforts d'une une police archéologique. Je garde la certitude que l'archéologie, bien comprise, est une source de revenus non négligeable du fait que l'Algérie a vu naitre les pères de l'Eglise tels qu'Augsutin, Optat et tant d'autres. De plus et c'est le plus important comme je l'ai indiqué dans ma conférence, une histoire de trois mille ans assumée et revendiquée par tous permettra enfin de mettre fin à l'errance identitaire et nous permettra, je l'espère, de repartir à la conquête du futur avec une mentalité de vainqueur. Notre histoire archéologique peut y contribuer. Ceux qui nous gouvernent sont interpellés. La culture ce n'est pas seulement les cheb c'est aussi et surtout une contribution à l'émergence d'une Nation ce désir d'être ensemble dont parle si bien Renan.
    Professeur Chems Eddine CHITOUR


    عدل سابقا من قبل Admin في الأحد يناير 01, 2012 8:36 pm عدل 1 مرات
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    رد: ميلة القديمة

    مُساهمة من طرف Admin في الأربعاء ديسمبر 28, 2011 11:35 pm

    Pourquoi l’Algérie ne peut être un pays de tourisme


    Notre pays est beau, vaste, diversifié et contrasté. Déployé sur une étendue de 2 381 740 km2, soit quatre fois la France hexagonale, il dispose d’atouts multiples : naturel, géographique, économique, etc. mais que gâchent et défigurent des pratiques sociales dévastatrices que nul discours officiel ne saurait nier ou masquer.


    Nos officiels chargés de ce secteur vital ont beau discourir et enjoliver les œuvres accomplies ou à accomplir dans l’avenir en matière du développement d’infrastructures, d’accueil et de services, notre pays demeure pourtant fort arriéré en ce domaine. Là, cependant, où le discours officiel dit vrai, c’est quand il fait valoir la beauté de nos paysages et de nos plages pittoresques et révèle, avec des chiffres à l’appui , des réalisations «grandioses» en termes de structures physiques, d’équipements et de personnel «formé» ou à former dans l’immédiat. De fait, notre pays est beau, si beau et si attachant que les colons européens, à commencer par les Alsaciens Lorrains, les Espagnols, les Italiens, les Corses et les Maltais, ne s’étaient pas imaginé un seul instant l’abandonner un jour. Au lendemain de l’insurrection du 1er novembre 1954, ils furent si affolés et si paniqués qu’ils firent feu de tous bois pour conserver leur «Algérie française» qu’ils chérissaient et regardaient comme un Eden sans pareil au monde. Ils n’avaient point tort.

    Car, en effet, et partout, du Nord au Sud, d’Ouest en Est, le pays recèle, outre les plaines fertiles et nourricières de la Mitidja, des Hauts- Plateaux céréaliers, et de bien d’autres, des sites naturels merveilleux, des vues panoramiques extrêmement prenantes qu’illustrent, entre autres, les corniches (Jijel-Bougie), les gorges de Kherrata et de Lakhdaria, naguère baptisées Porte de fer, le golfe d’Oran, de Skikda, la baie d’Alger, les gorges du Rhumel, les merveilleux Balcons de Ghoufi dans les Aurès. Tous ces sites splendides constituent autant de trésors que la nature en a fait un don «spécial» à l’Algérie.Beauté d’un pays sacrifié sur l’autel de l’indifférence et du dilettantisme professionnel.

    Des voyageurs européens du XIXe siècle, et parmi lesquels des écrivains illustres, avaient fait une description objective et vivante de l’Algérie et de ses paysages. J’en cite ici qu’un seul parmi eux : Guy de Maupassant. En abordant pour la première fois la baie d’Alger, en 1863, celui-ci ne put s’empêcher d’extérioriser les émotions qui manquèrent de l’étrangler à la vue de cette dernière depuis les hauteurs d’Alger : «Féerie inespérée, écrivit-il, et qui ravit l’esprit ! Alger a passé mes attentes. Qu’elle est jolie, la ville de neige sous l’éblouissante lumière ! (...) De la pointe de la jetée, le coup d’œil sur la ville est merveilleux. On regarde, extasié, cette cascade éclatante de maisons dégringolant les unes sur les autres du haut de la montagne jusqu’à la mer. On dirait une écume de torrent, une écume d’une blancheur folle ; et de place en place, comme un bouillonnement plus gros, une mosquée éclatante luit sous le soleil.»

    Alger, ainsi décrite, n’est pas l’Algérie ; elle n’en est qu’une facette parmi bien d’autres : «Féeries» que l’écrivain alors en quête d’exotismes «indigènes» n’avait pas eu l’occasion de découvrir. Car plus au Sud, à quelque trois mille kilomètres environ d’Alger, se dresse majestueusement le massif volcanique du Hoggar, dont le point culminant se situe au Djabal Tahat (2908m). Les paysages lunaires qui l’entourent avec leurs collines en manière de «coupoles» et de têtes de sphinx que l’érosion éolienne a dessinées avec un art consommé à travers les millénaires sont d’une rare beauté de formes et de couleurs. Les intenses lumières qui les baignent au coucher du soleil accentuent et précisent les moindres détails et linéaments qui les traversent de part en part. Chef-d’œuvre exceptionnel du créateur ou du travail spontané de la nature - je ne sais -, ces sites aux paysages extraordinaires offrent au regard fatigué par la monotonie des villes bruyantes et polluées de la «civilisation» urbaine des moments de repos, de méditation et d’exaltation salvatrices.

    Le paradoxe d’un beau pays qui repousse plus qu’il n’attire le tourisme

    Bien que certains rapports internationaux classent l’Algérie au dixième rang parmi les plus beaux pays du monde en termes de contraste, de beauté et de diversité naturelle et géographique, elle demeure cependant une des nations les moins attractives pour le tourisme étranger. A quoi est due cette répugnance manifestée chez le touriste étranger à venir chez nous, bien qu’il puisse être fasciné et admiratif devant les images qui se présentent à son regard à travers les prospectus des agences de voyage ou à travers l’Inter-net ? On sait que les étrangers, notamment les Européens et les Américains du Nord, qui se révèlent être de grands voyageurs et qui ressentent du fait de leur culture un grand besoin de découvrir les choses et les objets du monde, y compris les objets «ethniques», connaissent toutes les destinations touristiques du monde les mieux cotées. Or, ils savent tous que l’Algérie figure parmi les pays féeriques de leurs rêves et désirs d’escapades. Pourtant, notre pays ne les tente guère. Pourquoi ? Les raisons en sont multiples et peuvent se ramener à plusieurs facteurs dont les plus saillants sont :
    -Un accueil incivique et rébarbatif ;
    -un manque flagrant de propreté ;
    -des plages saturées et transformées en une immense poubelle.

    Un accueil rébarbatif et hargneux

    Puisque le tourisme ne se limite pas aux complexes de luxe et ne s’intéresse pas forcément à des hôtels de quatre ou cinq étoiles, mais concerne aussi tous les lieux de curiosités et de découverte de l’insolite, du folklorique et du pittoresque, commençons alors par les lieux publics simples et la manière dont ils accueillent le client ordinaire. En effet, partout, et dans quelque lieu où vous foulez des pieds un lieu public (café, restaurant, hôtel, magasin d’alimentation…) l’accueil est exécrable. Le patron ou le garçon de café vous accueille avec une face rébarbative, et heureux si vous ne vous faites pas insulter en lui faisant la remarque sur son attitude peu rassise à votre égard.

    Lui demande-t-on gentiment d’essuyer la table encrassée ? Le garçon, et parfois le patron lui-même, vous envoie promener de manière cassante. Si, inversement, le garçon est aimable et de bonne humeur, il opinera de la tête tout en vous faisant attendre une demi-heure ou plus pour nettoyer la table et vous servir. Dans la plupart de ces cafés et restaurants populaires, la politesse, la civilité et la propreté ne sont pas les choses les mieux prisées. Ces traits de conduite vertueuse ne sont pas intégrés dans leur univers mental orienté qu’il est exclusivement vers l’utilitaire et le service «minimal».

    Un manque flagrant d’hygiène et de propreté

    Au mauvais accueil réservé à la clientèle bigarrée, s’ajoute le manque d’hygiène. Comme on le verra sous peu, ce phénomène manifeste n’épargne pas les complexes dits pompeusement «touristiques». Certains hôtels classés quatre ou cinq étoiles ne sont pas à l’abri de la saleté ni de la présence envahissante de ces cafards aussi nuisibles à la santé que répugnants aux regards allergiques. L’exemple des waters (toilettes), illustre de manière frappante le peu de cas accordé à la propreté et au respect du client. En effet, parmi les 802 cafés et restaurants répartis entre le nord (Alger), l’Est (Constantine, Annaba), l’Ouest (Oran) et le Sud (Biskra, Touggourt, Ouargla…) dont je fus un client de passage, il n’est pas un seul qui dispose de waters (WC) propres ou d’une porte qui ferme.

    Certains n’en disposent d’ailleurs pas quand d’autres sont bouchés par d’énormes monticules d’excréments aux odeurs pestilentielles. Mais le plus cocasse et qui se répète sous toutes les latitudes du pays, c’est la fermeture à clé des quelques waters fonctionnant tant bien que mal. Si vous n’êtes pas un client familier des lieux, vous ne pouvez pas espérer obtenir du cafetier la clé en question et vous risquez fort bien, dans ces conditions, faire dans votre froc. Il lui indiffère que vous soyiez indisposé par quelque crise digestive ou en proie à une diarrhée aiguë.

    Le gain facile au détriment de la propreté

    Le pire, c’est que beaucoup de restaurants à grillades ne disposent pas de WC ou disposent de toilettes mais mitoyennes avec la cuisine de telle sorte que les vapeurs fétides des unes se mêlent à la fumée et aux odeurs piquantes de l’autre. Les lavabos sont généralement crasseux, faute d’eau mais aussi faute de soin et de propreté de la part des gérants et des patrons dont les soucis majeurs semblent être le gain facile, l’accumulation d’argent. Ne parlons pas des serviettes noires de saleté que l’on trouve accrochées près de ces lavabos dont les robinets sont souvent «secs» ou coulent au ralenti. Ces serviettes servent non seulement à s’essuyer les mains, mais aussi les moustaches souillées de graisses animales ! Gondolées et rêches, il semble qu’elles n’ont jamais été lavées depuis leur mise en service, qui pourrait remonter à quelques années en arrière.

    Mais ce n’est pas fini : lorsque les garçons ne portent pas la tenue réglementaire, comme c’est souvent le cas, au point de se confondre avec les clients qu’ils servent, les rares qui en portent sont affublés de tabliers de couleur blanche, mais se trouvant recouverts d’épaisses et larges couches noires d’aliments et de graisses d’origine diverses, végétales et animales. Certains garçons que j’ai pu observer, s’en servent également pour essuyer non seulement leurs mains dégoulinantes de matières visqueuses, mais aussi leurs crottes de nez tout en remuant de leurs doigts aux ongles non moins noirs de crasse les bouts de viande entreposés sur les braises !

    Les marchands de pâtisseries, de zlabiyya, de viande, etc. ne sont pas en reste. Ils servent le produit de leurs mains calleuses et moites pendant que leur front ruisselle de sueur dont certaines gouttes viennent s’infiltrer dans les aliments sous le regard du client qui paraît complètement indifférent ou accoutumé à cette pratique d’«hygiène» d’un autre âge. Les mains gluantes de miel et de sucre auxquelles se mêlent les sueurs humaines à force de distribuer des poignées de mains à des dizaines de personnes par jour, le vendeur de zlabiyya ne se gêne pas par ailleurs de lécher ses doigts pendant qu’il vous sert, et certains s’enfoncent même une grosse chique dans la bouche ou la retirent de leurs gencives pourries tout en malaxant le produit de leurs mains horriblement encrassées.

    Il en est en effet qui fourrent même leur index dans les narines et en retirent des matières flasques qu’ils plaquent aussitôt sur leurs vêtements déjà repoussants de saleté… Quant aux bouchers, ils ne font pas plus de cas, en matière de soin et d’hygiène, que les marchands de sucreries. Ils manipulent la viande avec des mains imprégnées de tabac, de poussière et d’autres particules invisibles de microbes, et vous rendent la monnaie, en papiers ou en pièces, complètement tachetée de sang et de graisse. Les poissonniers, comme les pâtissiers, font de même. La monnaie qu’ils vous rendent est soit poisseuse, soit visqueuse. Quelle sensation désagréable n’éprouve-t-on pas au toucher de cette monnaie collante!

    Quand la propreté se trouve aux prises avec le diable et la violence

    Ce n’est pas caricaturer la réalité que de décrire les choses telles qu’elles se présentent à l’œil nu. Il s’agit là, au contraire, d’images vivantes d’un pays qui semble faire fi des règles élémentaires de propreté et d’hygiène et dont les citoyens, marchands et consommateurs, ont l’air de bien s’accommoder de cet état de fait lamentable. On a beau se vanter en effet que l’Islam est la religion la plus propre de toutes les religions célestes, et l’on a beau évoquer le hâdith ou la maxime sainte selon laquelle «la propreté vient de la foi, et la saleté procède du diable» ( an nâdhafâ min al imân wa lawsakh min al chitan), il reste que le chitane semble, en l’occurrence, l’emporter au loin sur la prétendue foi en la propreté… Nos bouchers, entre autres, sont la preuve contraire de cette assertion : en exposant des cadavres d’animaux égorgés, sanguinolents, sur le bord des trottoirs poussiéreux que bordent parfois des caniveaux charriant des eaux verdâtres, sans parler des fumées des pots d’échappement, ils montrent par-là même que la propreté est le cadet de leur souci.

    La légende du client roi n’est pas de mise en Algérie

    La même insouciance, la même indifférence et les mêmes manquements aux règles de propreté se retrouvent quasiment partagés par la plupart des commerçants, y compris des clients dont l’exigence en matière d’hygiène est presque nulle. Ici, l’on mesure combien l’on sacrifie alors la propreté et la santé du citoyen au seul gain. Quant au citoyen acheteur, il sacrifie tout bonnement le principe du «client roi» à l’acception résignée des règles du jeu du marchand dont le diktat ne laisse d’autre choix que cette pénible alternative : c’est à prendre ou à laisser !

    Protester ou émettre des remarques, même discrètes ou bénignes, sur la propreté ou sur la mauvaise qualité de la marchandise relève de la part du marchand d’une suprême insulte, voire d’un sacrilège qui pourrait susciter une réaction violente de sa part à l’encontre du client. Ainsi, une scène parmi bien d’autres, dont je fus témoin, me hante encore l’esprit : un client se fait servir des légumes dont il constate que certains sont pourris et demande calmement au marchand de les lui changer.
    Ce dernier rechigne, mais le client, toujours calme, insiste. Puis soudain, le vendeur s’énerve, prend prestement le plateau de la balance et le projette sans crier gare sur la figure du client. Le sang gicle. Des cris et des remous s’élèvent.

    Des badauds accourent de toutes parts pour former une masse compacte autour du marchand furieux que l’on tente de maîtriser… Cette scène dramatique est l’illustration parfaite d’une grave crise, d’un cruel déficit en matière d’éducation et de civisme.
    Elle dénote un état d’esprit singulier et d’une culture qui n’admet pas la tolérance et le respect d’autrui et qui substitue au principe du dialogue et de compréhension mutuels, la violence comme mode quasi unique de régulation interpersonnel. Des acheteurs mécontents qui se font agresser verbalement ou même physiquement par des marchands irascibles, ce n’est pas chose rare en Algérie, et j’en ai vu à maintes reprises dans les divers marchés du pays profond, du centre et de l’arrière-pays, des bouchers qui brandissent en l’air leurs tranchants instruments et des marchands de légumes et d’échoppes exhibant leur barres de fer ou leur bâton à la pointe ferrée pour asséner des coups à des clients protestataires.

    Des plages saturées et transformées en une immense poubelle

    Nos plages ne dérogent pas à la règle générale. Ici, comme partout ailleurs, la saleté et la violence semblent marcher de pair. En effet, la plupart de nos plages, dont on célèbre la beauté se transforment en période estivale en des lieux de prédilection pour les jets d’ordures et parfois de violence et de chapardage. Sans citer aucun d’eux, les plages que j’ai pu parcourir d’ouest en est, sont jonchés d’ordures et d’objets divers dont les plus graves sont faits de bouteilles, d’éclats de verres brisés, de boîtes de conserve, de métal ferreux tranchant, de clous et parfois même de carcasses de véhicules échoués là où on ne sait par quel destin. Les pots de yaourt, les mégots de cigarettes, les sacs en plastique, les paires de chaussures et de sandales usées, les bouts de vêtements noircis de graisses, forment de larges tapis et gâchent de ce fait les fins sables dorés.

    Des femmes et des hommes ventripotents et adipeux se goinfrent de gâteaux sucrés, de sandwichs graisseux et de frites huileuses, et une fois le ventre plein, ils jettent machinalement les papiers d’emballage et les restes d’aliments autour d’eux. Les sacs en plastique qui auraient pu servir de poubelle sont tout simplement et négligemment jetés autour d’eux et s’en vont grossir les montagnes d’ordures alentour. Parfois ces sacs que le vent emporte s’élèvent dans le ciel, tournoient longtemps au-dessus de la mer avant de retomber à pic sur la plage noire d’une foule bigarrée de personnes qui semblent heureuses de patauger dans l’eau polluée et de se rouler sur le sable imprégné d’aliments aux odeurs fétides.

    Au manque absolu de soin et de propreté élémentaire s’ajoute le goût de l’entassement. Comme des animaux rampants, ces vacanciers marchent les uns sur les autres, se bousculent, se piétinent sans ménagement ni aucune forme d’excuse ou de politesse. Tout ce monde bariolé donne l’impression de priser plus la proximité, le bruit, la saleté, le spectacle et l’apparaître que l’ordre, le calme, la contemplation et la discipline nécessaires au repos de l’esprit et de l’âme. On y vient non pas pour apprécier ces bienfaits de la nature que sont l’eau, l’air, l’oxygène, les vagues déferlantes et les galets remués par la mer déchaînée, mais comme pour se donner en spectacle…. Celui qui sait mesurer les choses à leur juste valeur, qui sait apprécier la nature, le beau et l’agréable ne saurait en effet admettre un environnement sale et bruyant.

    Le respect de la nature, de l’ordre, de l’autodiscipline et de la propreté sont les marques distinctives du civisme et de la citoyenneté active. Or, chez nous, ces vertus n’existent pas ou n’existent qu’au bout des lèvres. Pour intérioriser ces réflexes et en faire un mode de conduite en société, ça suppose une éducation de base nettement précisée et des règles d’éthiques communément admises et uniformément appliquées, faute de quoi, on cheminerait vers l’anomie. Or, ce que l’on constate, c’est que l’Algérien «moyen», et même l’Algérien entiché de «modernité» et de «civilisation», se trouve justement pris dans les réseaux enchevêtrés d’une anomie inextricable. A force de perte de repères et de dédoublement de la personnalité culturelle, on finit par opposer le soi-même à l’autre.

    Quand les routes et les autoroutes sont jonchées de détritus

    On ne peut pas isoler en effet la propreté, le civisme et la politesse de l’éducation. Une bonne éducation suppose les trois termes, leur intégration dans les réflexes et les conduites individuelle et collective. Chez nous, c’est la forme, l’apparaître qui prime l’être. Exemple de ces contradictions, de ces dédoublements de la personnalité culturelle : sur nos routes et nos autoroutes, on croise des grosses cylindrées conduites par des personnes, jeunes et vieux, qui se donnent des allures de «branchés» et de «modernes». Autrement dit, elles se prennent pour des gens d’éducation ou de rang social «élevé». Pourtant, ces personnes aux figures visiblement ostentatoires jettent et laissent jeter par leurs enfants des pots de yaourt, des bouteilles en plastique sur le long de la route comme si celle-ci était une décharge et non une voie commune à préserver de la pollution. Ces personnes aux prétentions particulières, vaniteuses et altières, n’ont rien à envier en fait d’éducation et de propreté aux citoyens ordinaires que l’on rencontre sur les plages et les places des marchés.

    Le tourisme comme culture…

    Avant de discourir sur l’éventuelle incitation au tourisme étranger en Algérie, ne faut-il pas tout d’abord s’occuper du tourisme local et lui enseigner la propreté, les règles du civisme, de politesse et du bon accueil ? Avant d’être une forme de loisir, de divertissement ou d’escapade, le tourisme est avant tout une culture, un goût et un plaisir de rencontre et de découverte de l’autre, mais aussi un moyen d’échapper momentanément à la monotonie et à la routine sociale et professionnelle. Or, le tourisme en ce sens n’existe pas en Algérie ; il n’existe que sous la forme «sauvage» dont je viens de décrire les traits les plus pertinents. Un pays qui ne peut pas assurer à ses propres citoyens un tourisme de qualité (propreté, bon accueil, confort et prix adapté à toutes les bourses…) ne saurait prétendre faire venir des touristes étrangers chez lui.

    Le plus intelligent serait de rendre le tourisme local plus attrayant, après avoir réuni toutes les conditions nécessaires de propreté et d’accueil, d’en faire un objet ludique à la portée de tous, avant de songer à attirer le tourisme étranger qui rechigne à venir chez nous, non pas pour des raisons d’insécurité, mais pour des raisons qui tiennent plus justement à la triste réputation qu’a notre pays d’être foncièrement antitouristique, peu propre et peu accueillant en ce domaine. Certes, le pétrole a longtemps constitué et constitue encore un motif puissant pour rendre le tourisme et l’argent qu’il pourrait apporter aux caisses de l’Etat un objet d’activité économique secondaire. Mais cela ne justifie plus désormais l’immobilisme persistant dans ce secteur, dès lors que le pays se prétend prêt à entrer de plain-pied dans l’économie de marché…

    le Dr Ahmed Rouadjia (el watan 09-08-2011
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    رد: ميلة القديمة

    مُساهمة من طرف Admin في الأربعاء ديسمبر 28, 2011 11:37 pm

    Note sur un sarcophage inconnu de mila








    l'ancienne ville de mila, nous a constemment habitué à ces très intéressantes découvertes, qui dénotent d'un riche passé historique qu'a connue cette ville dans l'antiquité, parmi cette multitude d'objets archéologiques que regorge ce térritoire, un très fort intéressant sarcophage sculpté dans un calcaire grossier et rugueux.

    Le sarcophage a été récupéré par la cellule de la gendarmerie du patrimoine de la wilaya de Constantine en l'an 2000. La découverte a été faite suite à quelques réfections que le propriétaire Aliouche réalisait sur sa propre demeure. En très bon état de conservation. Il est exposé dans la cour du musée de site de la ville de Mila.

    Composé de deux parties: la cuve et son couvercle, la forme en générale déssine un rectangle de 2m10x0m63 sur une hauteur de 0m80.

    En forme de dos d'âne, le couverle lui, ne mesure pas moins de 1m90 de longueur et 0m40 d'épaisseur, décoré par deux rainures, réalisées dans le sens de la longueur, formant ainsi une moulure. Deux orifices qui devaient servir de système de fermeture au sarcophage ont été aménagés sur les quatre cotés de la cuve et du couvercle.

    Aux extrémités de la façade antérieure de la cuve, deux moulures verticales ont été creusées par le sculpteur et qui devaient vraisemblablement représenter deux pilastres schématisés. De l'extrémité gauche à l'extrémité droite, trois scènes distinctes ont été sculptées, on remarque en premier lieu:

    Une scène de chasse représentée par un cavalier lancé sur un cheval au galop, chaussé de bottines, vêtu d'une tunique courte à manches longues et d'une chlamyde jetée sur les deux épaules, désquelles on peut apercevoir un pan qui flotte en arrière.

    Représentés d'une façon schématisée, la tête de face, les yeux globuleux, le nez long et épais, ainsi que des pomettes saillantes. De la main gauche il saisi la bride du cheval, tandisque la main droite, levée vers le haut, tenait sans doute une cravache pour faire accélérer sa cadence.

    Au dessous on peut apercevoir un chien poursuivant un lièvre, qui en plein mouvement essaye de se dérober de l'infernale poursuite, en prenant la fuite en direction du centre de la combinaison. Cette représentation fut observée sur plusieurs supports: Sur la mosaique d'Orléanville, exposée dans le musée national des antiquités et sur une autre mosaïque trouvée dans le site d'Hippone, sans oublier la scène représentée sur le sarcophage des travaux champêtres du musée de Skikda.

    Un peu plus loin, devant un autel décoré de carrés moulurés, un personnage debout - Le défunt - représenté de face, habillé d'une tunique courte et d'un manteau qui lui enveloppe tous le corps, de la main droite et par un geste délicat, s'apprête à faire des sacrifices pour quelques divinités adorées de la région de mila, de la main gauche il retient les plis de sa toge que le sculpteur a voulu dessiner par quelques lignes curvilignes a peine perceptibles.

    la tête presque ronde assez massive, le front haut, très dégagé laissant apparaitre une tête chauve, sur les côtés on peut voir une chevelure assez founi, le yeux grand soulignés par deux protubérances celle de l'arcade soucilière et les joues, le menton très important, la bouche grande ouverte.

    Viens ensuite vers l'extrémité droite, deux personnages, l'un en position debout en trois quart vers la gauche , habillé d'une tunique courte à manches longues, retenue à la taille par une ceinture et d'un manteau agrafé à l'épaule droite.
    Chaussé de bottines courtes, il sert entre les bras un objet difficile à déterminer, qu'il veut, sans doute, offrir ou montrer
    au personnage assis devant lui, la tête de celui-ci est très mal représentée, la face ronde et la chevelure très rase.

    Afin de mettre en évidence ce personnage notemment la partie qui représente le manteau, le sculpteur à dû utiliser la technique de cernure qui consiste à creuser le contour des personnages afin de leur donner beaucoup plus de volume, c'est un procédé dont on a cherché l'origine dans la survivance d'une technique grecque, ce procédé est employé sur le sarcophage bachique exposé au musée de Skikda, ainsi que sur un fragment de couvercle figurant Adem et Eve, conservé au musée du Louvre.

    Le deuxième personnage est représenté assis, de face sur une chaise à dossier décoré par quelques stries, habillé d'une tunique courte sérrée à la taille par une ceinture et un manteau agrafé à son épaule. Il tient de la main gauche un objet rond et lève la droite en signe d'invitation vers le personnage debout ( un esclave peut être).

    En comparaison avec le défun de la scène du sacrifice,ici, il est représenté jeune, le visage bien rempli, la tête ronde garnie d'une chevelure assez fournie, le front haut et dégagé et les yeux grands ouverts.

    Nous savons tous que l'homme avait toujours besoin de représenter ces activités journalières, en rapport avec la vie quotidienne, comme les scènes de la pêche, de la chasse, de l'agriculture ou des activités liées à la vie religieuse. Toutes fois il s'est surpassé par plusieurs techniques et matériaux à figurer une activité qui était la plus prisé à l'époque et par laquelle plusieurs notables exhibaient leur richesse et leur puissance.

    La chasse aux bêtes sauvages était le sport le plus prisé des empreurs (Hadrien, Trajan, Commode et Lucius Verus, n'hésitait pas à poursuivre sangliers, ours, lions, et panthères en Afrique et en Asie Mineure, ils se sont fait représentés sur les monnaies frappées à leur nom en chaseurs de fauves).

    Cette activité qui été pratiquée essentiellement pour rajouter un nouveau met à la table, est devenue plutard un divertissement pour les aristocrates, elle fut transformée en spéctacles offerts au peuple, organisés dans des cirques et les amphithéatres ( les Vénationes), au cours desquelles des milliers d'animaux ont été massacrés.

    Toutes ces scènes de chasse ont été, à partir de l'époque impériale, abondamment représentées sur des sarcophages et surtout par les panneaux de mosaïques, en particulier ceux qui recouvraient les sols des maisons appartenant aux riches propriétaires fonciers passionnés par la chasse.

    j'essayerai ici de mentionner quelques monuments représentant des scènes de chasse, particulièrement ceux qui sont en étroite relation avec notre sarcophage. Cette représentation est devenue avec le temps une icône et fût reproduite avec les même traits et gestes sur une variété de supports.

    Le sarcophage de la villa Borghèse, exposé actuellement au musée du Louvre, il figure le défunt lancé sur son cheval, brandissant un épieu contre le lion qui lui fait face.

    Une autre scène de chasse fut représentée sur un sarcophage exposé actuellement au musée de l'Arles Antique, ou deux scènes de chasse occupent le devant de la cuve, en une seule frise continue. Un énorme sanglier est harcelé par les chiens de chasse. A droite se déploie une chasse où trois cavaliers forcent trois cerfs vers in filet tendu.

    Vraisemblablement le sculpteur qui a réalise la scène du sarcophage de Mila, n'est pas aller trop loin chercher la scène qui conviendrait le mieux au caractère de son client et à sa demande. Le Sarcophage des travaux champêtres exposé au Musée de Skikda, représente une scène de chasse identique à celle de notre sarcophage: un cavalier sur un cheval accompagné d'un chien, donnant l'assaut à un lièvre, quoique, le dessin et le relief de ce dernier sont nettement mieu éléboré .

    Techniquement notre sarcophage dénote d'un savoir assez limité, le dessin se caractérise par de traits rudimentaires, toutefois le sculpteur a su donner du mouvement à certain personnages, notemment ceux qui représentent la scène de la chasse ( le cavalier, le chien et le lièvre).

    Les proportions assez lourdes des personnages et le traitement peu détaillé du relief peuvent orienter bien évidemment vers un atelier local.

    Lassus(J); Reflexions sur la technique de la mosaique, conférences visites du Musée Stéphan Gsell. 1957
    Dahmani(S); Guide d'Hippo-régius, Sites et monuments d'Algérie
    Lettre du lieutenant colonel lapasset; RSAC., 1856-57
    benoit(F); Les sarcophages paléochrétiens d'Arles et Marseille, suppl. Gallia, 1954
    baratte(F); Catalogue des sarcophages en pierres d'époque romaine et paléochrétienne, Paris 1985
    Monique (J-H); la chasse dans l'antiquité Romaine, Paris 2008]

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